Anxiété: comment quitter sa zone de confort?

Dernièrement, une des personnes que je coache a souhaité explorer sa difficulté à quitter sa zone de confort. Découragée, fatiguée, elle ne parvient pas à prendre certaines décisions pour apporter des changements dans sa vie, faute d’être certaine de pouvoir maîtriser les imprévus qui pourraient surgir, en supposant qu’ils se produisent effectivement. Bref, elle est épuisée d’avancer d’un pas et de reculer de deux.Avancer, reculer, s’arrêter, faire demi tour, changer de direction, etc. … A mes yeux, toutes ses attitudes ne sont que la manifestation, l’expression du désir de grandir. Or, grandir se fait rarement de façon fluide, linéaire. Au contraire, la vie, dés sa forme la plus élémentaire, nous rappelle que nous grandissons par poussée. Par une série d’accoues, nous parvenons à passer d’un stade à un autre. Parfois, cela se fait subtilement, à notre insu et nous changeons petit à petit d’autres fois, cela se fait davantage sentir, comme pour nous faire savoir qu’un changement plus visible arrive. La difficulté que cette évolution peut engendrer, loin de vouloir nous décourager trouve tout son sens dans son utilité à justement nous permettre d’évoluer. Tel un nouvel abonné au club de gym qui va transpirer et connaître certaines courbatures en faisant travailler des muscles qu’il utilise peu, quitter sa zone de confort implique une pratique parfois douloureuse visant à créer le renforcement. C’est en gardant une vision à long terme des bénéfices recherchés que l’entraînement prend toute sa valeur. Mais si le sportif s’attend déjà après sa première séance de musculation à voir son corps changé, il sera certainement déçu. Cet entraînement est bien plus qu’une simple répétition de mouvements identiques, il fait partie du processus d’apprentissage.

Apprendre à grandir équivaut souvent à développer sa capacité d’adaptation face aux nouvelles situations que nous vivons. Bien que certaines d’entre elles soient parfois effrayantes, elles nous offrent malgré tout la très riche opportunité de grandir en cultivant notre flexibilité. Savoir s’adapter, c’est s’offrir de multiples choix d’agir, de faire et d’être, en fonction des circonstances. Et nous avons tous, à des degrés divers, cette capacité d’adaptation en nous. Aussi, dans notre quotidien, nous pourrions alimenter un certain goût pour faire au moins une nouvelle chose ou faire la même chose mais d’une manière différente. C’est en entrant ainsi dans la découverte qu’offre l’inconnu que l’on peut arrêter de vivre en mode « pilotage automatique » et que l’on entre dans le moment présent. Parfois, il peut s’agir simplement de prendre un itinéraire différent le soir pour rentrer à la maison, d’acheter un aliment que vous ne savez pas cuisiner, de parler à une personne à qui vous ne parleriez pas d’habitude. Il s’agit donc de cesser de fonctionner comme un robot pour (re)devenir des êtres plus créatifs, à quelque niveau que ce soit.

Bref, c’est en prenant l’habitude de faire ce que vous n’avez pas l’habitude de faire que vous cultiverez votre aisance à sortir de votre zone de confort. C’est en commençant à apprendre à naviguer sur une mer calme que vous serez plus à l’aise de manier votre barque en pleine tempête!
Souvent, chez une personne anxieuse, c’est cette capacité à naviguer en mer inconnue qui est en sommeil, bloquée, brimée. L’attitude d’évitement face aux nouvelles situations génère de l’anxiété qui paralyse la faculté à être plus créatif. D’une certaine manière, se libérer de l’anxiété, c’est reconquérir sa liberté d’agir.

Pour ce mois de novembre, je vous invite à cultiver votre capacité à élargir votre zone de confort par une question et un adage :

-Qu’allez-vous faire de nouveau ou différemment aujourd’hui?
-Tourner votre regard dans une autre direction pour un moment peut devenir votre vie pour les dix prochaines années.

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