Décrypter les codes linguistiques

Ecouter pour mieux communiquer

La distance sociale entre les individus peut rendre la communication entre eux très difficile. Il est donc primordial d’écouter attentivement la personne en face de soi pour comprendre le sens du message qu’elle cherche à faire passer, sans l’interpréter selon son propre schéma de pensées. Selon Eva Marechal, « il faut repérer les critères (les tournures de phrases, le vocabulaire…) qui permettent de parler à l’autre dans son mode privilégié d’expression. »

Quels éléments faut-il repérer ? On va être attentif à toutes les récurrences, aux indices d’ordre linguistique tels que le champs lexical utilisé et aux formes grammaticales. Ainsi une personne qui utilise souvent des structures du type ‘il faut’, ‘il est nécessaire de’, ‘si on ne fait pas…, alors…’ sera dans une position d’obligation. Pour se mettre à son niveau de dialogue, il faudra lui parler sur le même ton, en jouant sur le registre de l’ordre, de la répression. « Inversement, une personne qui parle en termes de choix et de négociation vivra très mal de recevoir des ordres », précise Eva Marechal.

Lorsqu’on a affaire à un interlocuteur qui ne parle qu’en termes de généralisation (‘on est tous d’accord pour dire que…’), on pourra aisément affaiblir ses arguments en lui donnant des contre-exemples. « Il y même de fortes chances qu’il généralise à partir de ce contre-exemple », ajoute Eva Marechal.

 

 

Prendre conscience des distorsions de sens

A l’instar de la généralisation, qui vient déformer le sens du propos, d’autres phénomènes, appelés « métamodèles », viennent transformer le message brut.

 

« Il faut repérer les critères qui permettent de parler à l’autre dans son mode privilégié d’expression »

La PNL recense ainsi les omissions, qui peuvent avoir un impact notable. C’est, par exemple, le cas d’un manager qui fournit des informations approximatives : « nous allons procéder à une réorganisation », « il va falloir améliorer la productivité du service ». Dans ces deux exemples le « nous et le « il » ne sont pas assez précis. La phrase ne donne que peu d’informations sur les implications concrètes. L’usage de noms et de verbes « fourre-tout » (améliorer, réfléchir, solidarité, performance) donne un résultat similaire. Chacun a une idée personnelle précise de ce qu’ils signifient mais elle diffèrera d’une personne à l’autre. Il faut donc être attentif à préciser leur sens.

Les relations de cause à effet font également partie des éléments venant perturber la compréhension : ces relations sont souvent subjectives et méconnues de notre interlocuteur. De plus, elles sont tellement ancrées, qu’on ne pense pas à les remettre en question. Quelques exemples : « si l’on met mon bureau au fond de la pièce, cela signifie que mon travail n’est pas important », « lorsque j’essaie de parler à mon équipe, ils pensent que c’est pour leur faire des reproches »…

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