La maladie, le deuil et la PNL!

Dans mes chroniques, j’explore le plus possible des épreuves, des leçons, des partages, des apprentissages… que j’ai eu à vivre pour m’épanouir au quotidien. Dernièrement, ma mère est décédée d’un cancer, la mort est un passage obligé de la vie. Inévitablement, nous serons tous confrontés un jour ou l’autre à cette réalité avec des personnes de notre entourage que l’on aime. Ce sont des moments difficiles de révolte, d’acceptation, d’accompagnement, de tristesse et de présence.

Ma formation de coach en PNL (programmation neuro-linguistique) m’aide à différents niveaux pour surmonter chaque jour le départ de ma mère. Je me rends compte aujourd’hui de certaines actions que j’ai pu mettre en œuvre dans cette épreuve et qui relèvent des principes de la PNL. La PNL m’a permis de mettre des mots sur ce que je faisais sans le savoir, dans le passé. Cela m’a rassurée et c’est sûrement ce que le partage de mon expérience va vous apporter.

La révolte : un des principes de la PNL est de prendre conscience de son état présent dans une situation. Lorsque j’ai appris le diagnostic pour ma mère «un cancer incurable» et que le pronostic est tombé – espérance de vie de un à trois mois, j’ai vécu un choc émotif et une grande colère face à la vie. Je trouvais cela injuste, j’avais déjà perdu mon père d’un cancer et cette fois, on désirait m’enlever ma mère. Pourquoi elle? Pourquoi notre famille? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?… Je m’arrêtais pour prendre quelques minutes et ressentir cet état survoltant qui m’envahissait, une souffrance, des larmes, des maux de ventre… j’ai pris le temps de laisser cette révolte s’exprimer pendant quelques heures, je me suis autorisée à en vouloir à la vie.

L’acceptation : après 24 heures, je ne pouvais plus rester dans cet état de colère, je devais changer mon état pour passer à une autre étape, déterminer mon état désiré dans cette situation. Je savais fort bien que rester dans cette colère ne menait nulle part et ne faisait que me nuire et nuire à ma mère, donc ce n’était pas très écologique. Après réflexion, mon objectif fut d’être dans un état serein d’accompagnement.

«En quoi est-ce si important pour moi?» Cette question qui consistait à reconnaître ma motivation à vouloir être dans un état serein d’accompagnement était reliée à ma valeur « famille », c’est ça qui était si important dans le moment présent. Pour être intègre dans nos désirs, nous devons être cohérents avec nos valeurs, c’est un autre grand principe de la PNL.

Le fait d’être sereine et en mode d’accompagnement pouvait-il me nuire, nuire à mes enfants, nuire à mon amoureux, à mes proches? J’ai pris un moment avec mes enfants pour leur communiquer mon choix et voir avec eux si je pouvais avoir leur appui et surtout de la compréhension à ce que je sois moins présente à la maison auprès d’eux, pour un certain temps. Ceci s’est avéré positif de leur part, car je ressentais qu’eux aussi accompagnaient de cette façon leur grand-mère.

L’engagement a pris sa place facilement par la suite, sans vraiment que je m’en rende compte. Après coup, j’ai pu réaliser comment je m’étais engagée dans cet objectif.

L’accompagnement: ma préoccupation était «Comment» et c’est exactement le mot magique qui nous permet d’aller vers notre objectif en PNL. C’est ce qu’on appelle le processus. À ce moment précis, les solutions, les possibilités, les opportunités s’élargissent pour nous permettre d’être de plus en plus dans notre état désiré. Ma question était : «Comment saurai-je que je suis en mode accompagnement?» Je réalisais que, pour moi, c’était d’être vraiment présente lorsque j’étais avec elle et de profiter de ces moments précieux. Nous étions chanceuses, nous avions le temps pour nous dire que nous nous aimions. Je voulais l’accompagner vers la grande lumière, la grande vie, sereinement, dans l’amour. Je ressentais que ce passage était précieux et je désirais que cela se passe bien. J’ai alors pris la décision d’aller consulter une coach formée en PNL avec une très belle spiritualité, pour me guider dans cet accompagnement.

La tristesse : les dernières heures, la dernière gorgée, le dernier mot échangé, le dernier sourire, le dernier regard, le dernier souffle et le dernier touché sont très difficiles, une grande tristesse s’étale, seuls les sons, les images, la sensation seront là. Cette tristesse s’intensifie dans tout le corps, je l’accueille doucement, l’apprivoise, lui fait toute la place dont elle a besoin en moi, je la laisse s’exprimer et prends consciemment le temps de consoler que ce soit la femme de 39 ans ou la petite fille de 4 ans qui pleure en moi. Au fil des heures, des jours, je reste en contact avec cette tristesse, j’identifie sa forme, sa couleur, sa texture, sa taille, son espace occupé en moi et je la ressens, la visualise et, chaque jour, je change de caractéristiques pour la rendre plus légère, plus petite, tout en respectant mon besoin de vivre pleinement cette étape. Parallèlement, je fais prendre plus de place à mon émotion de joie de vivre, tout en prenant en considération que les deux peuvent très bien cohabiter, car j’ai aussi ce besoin pour continuer à avancer, à vivre pleinement ma vie.

La présence : un matin, j’ai ressenti ce qu’un ami m’avait dit ; «ma mère est présente avec moi tous les jours depuis qu’elle est décédée et je sens qu’elle m’aide énormément», et j’ai la même sensation, ma mère était très fière de moi et je ressens son accompagnement dans mes pas, chaque jour. C’est merveilleux. Parfois, nous enregistrons des croyances telle que « lorsqu’un de nos parents mourra, une partie de moi mourra aussi » et malheureusement, cela renforce le sentiment de tristesse et de souffrance qui perdure parfois pendant des années après un décès. Prenez quelques instants pour réviser, pour modifier certaines de vos croyances reliées au deuil, pour retrouver votre pleine identité et votre joie de vivre, tout en étant dans le respect de la personne décédée.

Profitez des gens près de vous, car ce qu’il y a de plus important ce sont les relations avec soi et avec les autres, c’est ça la vraie beauté de la vie.

par Nathalie Hamelin, coach et enseignante en PNL
www.nathaliehamelin.com

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