Le méta-modèle ou l’art de poser de bonnes questions

Par le passé, j’ai longtemps travaillé en entreprise, ce qui signifiait pour moi de fréquentes réunions pour décider des évolutions à apporter, des problèmes à corriger… bref, des mots, des mots et encore des mots.
A cette époque, je ne connaissais pas la PNL, hélas… et un bon coaching aurait été le bienvenu…
Je sais maintenant que la PNL et en particulier le méta-modèle nous aurait évité bien des embuches et nous aurait fait gagner beaucoup de temps et d’énergie.

Comment ? Suivez-moi si vous voulez en savoir un peu plus…

Le méta-modèle

Le méta-modèle est une invention des fondateurs de la PNL, John Grinder et Richard Bandler. En observant les experts en communication qu’ils modélisaient, ils ont constaté un ensemble de formulations linguistiques qui étaient particulièrement efficaces pour comprendre ou débloquer des situations.
En analysant finement les échanges entre le thérapeute et son client, ils ont isolé 12 formes « d’anomalies » dans notre langage au quotidien. Ils ont classé ces 12 formes en 3 catégories que nous allons aborder ici.

Que veut dire méta-modèle ?

Littéralement, le terme « méta-modèle » signifie « le modèle du modèle ».
Le langage humain est un modèle de la réalité. Le mot « table » n’est pas une table, pas plus que le mot « pipe » n’est une pipe pour paraphraser René Magritte.
Nous utilisons donc à chaque instant un modèle pour représenter la réalité, et ce modèle s’appelle le français, l’anglais, l’allemand etc… bref, le langage.

Le méta-modèle est une modélisation du modèle, c’est à dire du langage. Il permet donc de structure notre compréhension des mots et phrases.

Pourquoi utiliser le méta-modèle ?

Le méta-modèle permet de questionner sans à priori, sans apporter ses propres solutions (sa carte du monde, nous disons en PNL) et ainsi permettre à l’interlocuteur de trouver ses propres solutions.
Il nous permet aussi de clarifier des situations de conflit, ou simplement de blocage (« on ne doit pas… », « c’est impossible de… », « nos clients savent bien que… »).
Le maître-mot du méta-modèle est curiosité!

Les trois grandes catégories du méta-modèle

Bandler et Grinder ont donc classé les 12 structures qu’ils ont découvert en trois catégories. On appelle ces structures des violations du méta-modèle.

Les omissions :

Quand nous disons des phrases comme « le client est informé », ou encore « je suis frappé par… », nous faisons des omissions. Il manque quelque chose dans la phrase pour que l’information soit complète.
« Informé de quoi ? », « frappé comment ? par un coup de poing ? de stupeur ? d’étonnement ? »

Les généralisations :

Les généralisations sont par exemple « il faut envoyer la commande avant lundi » ou « ce modèle ne convient à aucun client ».
A partir d’un seul exemple, d’une seule expérience (voire aucune…) nous pouvons construire une croyance qu’un fait est vrai dans tous les cas. Peut-être est-ce la vérité, mais il est souvent utile de se poser les questions adéquates pour s’en assurer ou au contraire trouver des voies différentes.
« Et que se passe-t-il si la commande part après lundi, ou ne part pas ? », « n’y a-t-il vraiment jamais aucun client pour ce modèle ? »

A noter que le racisme, le sexisme, l’âgisme, et d’autres « ismes » sont des généralisations (« les jeunes sont tous des … », « les hommes sont … », etc)

Les distorsions :

Il nous arrive également de modifier notre perception de la réalité pour la faire cadrer dans notre modèle du monde.
Si je dis, par exemple « Mr Untel ne m’a pas payé, c’est un escroc », je distords la réalité. Peut-être n’a-t-il pas payé parce qu’il est en congés, ou encore il a payé mais le chèque est sous la pile de papier sur mon bureau!

En résumé

Sans entrer plus dans les détails que nous aurons l’occasion de voir plus tard, disons pour conclure que le méta-modèle est un formidable outil linguistique. Sa puissance est utilisable dans les domaines professionnel, relationnel, gestion de conflit, en coaching… bref, partout où nous utilisons le langage…
Un autre nom pour le méta-modèle est « le modèle de précision », parce qu’il nous permet de retrouver la précision qui s’est perdue entre ce l’idée réelle, profonde et non verbale de notre esprit et ce que nous disons réellement.

Mise en garde

Contrairement à beaucoup de techniques utiles, je ne dirais pas « à utiliser sans modération ». Bien au contraire.
Lorsque nous parlons, nous faisons toujours des violations du méta-modèle. Et en écrivant ce « toujours », je fais moi-même une généralisation.
Il est très très difficile de construire des phrases en étant totalement précis. C’est à la fois difficile, pénible, ennuyeux… bref invivable.

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