Méta-Modèle

By | 23 avril 2014

Le Méta-Modèle est un ensemble de questions dont le but :
1. est de recueillir l’information manquante pour construire une représentation
la plus proche possible de celle de notre interlocuteur.
2. d’amener une personne à remettre en question ses généralisations
et donc ses limites
3. de prendre conscience des influences de notre culture, de notre éducation,
de nos convictions (distorsions)
Attention : à utiliser avec modération !
Définir le cadre et l’objectif avant de poser les questions. Vérifier l’écologie.
Processus d’omission :
Quand nous parlons, un bon nombre d’informations sont évidentes pour nous
et donc occultées dans le message exprimé
Assez logiquement, l’auditeur comble naturellement les manques avec des
informations de sa propre carte du monde.
Nous ne pouvons évidemment tout dire mais dans certains contextes, ces
omissions sont sources de nombreux malentendus et même à l’origine d’échecs
de projets professionnels.
A. Omissions pures :
Exemples : je suis énervé (à quel propos ?), je ne comprends pas (quoi ?)
B. Manque d’index de référence :
Exemples : on m’a dit (qui ?), c’est de leur faute (quoi ? Qui ?)
C. Les nominalisations : rendre un processus statique
Exemple : j’ai de la colère (comment s’exprime-t-elle ?)
D. Verbes non spécifiques :
Exemple : ça m’a frappé (quoi ? comment ?)

Processus de généralisation :

A. Les quantificateurs universels
Exemples :
Je m’énerve à chaque fois
=> recherche d’un contre-exemple : n’y a-t-il pas une fois …?
Autres : toujours, jamais, tous, personne, tout le temps
=> ou insister sur le terme : vraiment toujours ?
B. Les opérateurs modaux
Exemples : je dois me taire
=> Que se passerait-il si vous ne vous taisiez pas ?
Autres : il faut, je dois, je suis obligé, je n’ai pas le choix, je suis incapable,
je ne peux pas …
=> qu’est-ce qui vous en empêche ?
Remarque : les généralisations sont un révélateur efficace de nos croyances.

Processus de distorsion

A. Liens cause à effet
Ce sont des phrases traduisant un lien direct entre un comportement externe
et une émotion interne et la personne ne se rend pas compte qu’elle pourrait
opter pour un autre choix.
Il m’a énervé
=> comment spécifiquement ?
=> En quoi ce que fait cette personne induit votre émotion ?
Remarque : la personne se pose en victime du système. Le fait de la questionner
peut lui permettre de redevenir maître de ses émotions, de se redonner un choix.
B. Lecture de pensées
La personne confond son interprétation avec la réalité et le vécu de l’autre. Elle
applique sa carte du monde à l’autre. C’est aussi ce qu’on appelle « les recettes
de tante Léa, à savoir que cela a marché pour la personne et donc elle le conseille
à une autre personne, niant les différences de cartes du monde.
Exemples :
Je suis sûre qu’il n’a pas aimé mon discours
=> comment peux-tu être sûre de ça ?
=> sur quoi vous basez-vous pour affirmer cela ?
=> comment arrivez-vous à ce constat ?
C. Auteurs disparus :
Exemple : toute vérité n’est pas bonne à dire
=> Relativiser et contextualiser : qui dit cela ? Vous dite cela par rapport … ?

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