Technique d’Ancrage

Je prépare une série d’articles sur certaines techniques de PNL (Programmation Neuro-Linguistique) pouvant concerner le développement personnel. Mon intérêt n’est pas d’aborder la PNL de manière théorique ni même d’expliquer ce qu’est la PNL ; d’une part parce que je ne suis pas compétent pour le faire, et d’autre part parce qu’il me semble que l’aspect « mise en pratique » est très intéressant ; comme le dit le sage chinois : « Ce que j’entends, je l’oublie. – Ce que je vois, je le retiens. – Ce que je fais, je le comprends ».
Ainsi, pas besoin de savoir ce qu’est la PNL, pas besoin de savoir ce qui se cache derrière les mots Programmation Neuro-Linguistique, pour appliquer une technique d’ancrage.

Qu’est ce donc qu’un Ancrage ?

Avez-vous entendu parlé du chien de Pavlov ? C’est en étudiant les fonctions gastriques du chien que Pavlov, physiologiste russe, découvrit ce que l’on appelle aujourd’hui le « réflexe conditionnel » ou « réflexe de Pavlov ».
L’expérience est la suivante : au même moment que l’on présente à un chien affamé une belle portion de viande, on fait retentir une sonnette ; et on répète cette expérience plusieurs fois. On amène ensuite le chien, et on fait retentir la sonnette. Alors qu’il n’y a pourtant rien à manger, le chien se met à saliver ! Pavlov a ainsi « conditionné » le chien à saliver à l’écoute de la sonnette. On dit alors que la sonnette joue le rôle d’un ancrage.
Des ancrages, on en a tous inscrits en nous : une odeur ne vous a-t-elle jamais replonger dans une expérience passée ? (Cf. la madeleine de Proust). Une musique ne vous a-t-elle jamais fait un effet similaire ?
Tout cela constitue des ancrages.
Vous l’aurez compris, un ancrage est la mise en place d’une association entre une expérience vécue (et donc un état émotionnel) – comme la faim pour le chien – et un stimulus unique – la sonnette dans ce même exemple – .

Alors… Pourquoi ne pourrions nous pas nous auto conditionner pour qu’un stimulus unique provoque en nous un état émotionnel désiré ?

Comment poser un ancrage ?

Cette technique peut se dérouler en cinq principales étapes :

1ère étape : Choisir un état désiré
Il s’agit bien évidemment de déterminer l’état émotionnel que l’on souhaite voir apparaître lors de l’apparition du stimulus. Il peut s’agir par exemple d’un état de forte motivation, d’une sensation de plénitude, d’un état de sérénité, de non-stress, d’un état de détachement, etc. Bref, définir un état désiré…

2ème étape : Choisir une expérience passée où cet état émotionnel a existé
Choisissez dans votre passé un évènement vécu où l’état émotionnel que vous souhaitez ancrer a été fortement présent. Si l’on ne peut raccrocher l’état émotionnel désiré à une expérience vécue, il s’agit là d’une autre technique dite de « double dissociation » qu’il est possible d’effectuer. Elle fera l’objet d’un autre article. Cette technique est par exemple utilisée pour traiter les phobies.

3ème étape : Choisir un stimulus unique qui permettra d’ancrer l’état désiré
Un stimulus unique est un stimulus qui ne risque pas d’être ambigu parce qu’utiliser dans d’autres circonstances que l’ancrage particulier que vous souhaitez poser. Claquer des doigts est un geste que l’on peut effectuer dans d’autres circonstances, il n’est pas forcément judicieux de le choisir. En revanche, pincer la deuxième phalange de l’annulaire peut être un stimulus unique pertinent.
Le choix du stimulus peut également être fait en fonction de votre dominance sensorielle – un stimulus visuel (couleur, dessin, etc.) sera plus efficace chez une personne à dominante visuelle, un stimulus kinesthésique sur une personne à dominante kinesthésique, etc. – même si cela est plus compliqué en théorie et qu’il ne s’agit pas d’une condition notable.

4ème étape : Ressentir l’état désiré en visualisant l’expérience passée et poser l’ancrage
En suivant le déroulement d’une visualisation (détente, visualisation, ressenti de tous les sens) installez, ressentez, vivez l’état désiré. L’intensité de l’état émotionnel va aller en croissant. Au cours de la montée de l’intensité, appliqué le stimulus choisi. Appliquez le temps que l’intensité émotionnelle croît. N’appliquez pas le stimulus lors de la décroissance de l’intensité émotionnelle, vous risqueriez d’ancrer cette chute…

5ème étape : Répéter et valider l’ancrage
Répétez la quatrième étape trois fois, puis chaque jours jusqu’à temps que le stimulus seul provoque l’état désiré.

L’efficacité d’un ancrage réside :

1- Dans l’intensité de la visualisation et du ressenti dans la quatrième étape. Pour reprendre l’exemple du chien de Pavlov, l’ancrage est d’autant plus efficace que le chien est affamé lors des premières expériences où le son de la sonnette doit être associée à la faim.

2– Comme pour beaucoup de chose, la répétition est la clé. Le chien de Pavlov n’a pas été conditionné en une fois…

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