Parmi les définitions que le dictionnaire donne à la timidité, nous retiendrons : manque d’aisance et d’assurance en société, confusion, embarras, gaucherie, gène, honte. Le terme timidité nous fait entrer d’emblée dans le domaine des relations humaines. C’est dans ce contexte qu’il se manifeste, étant vécu comme un handicap, une souffrance, parfois même comme une faute ou une inadaptation aux relations inter-personnelles.Alors que le timide se sent facilement isolé, séparé des autres, « anormal », mis à part, de trop, alors qu’il se sent être « un cas », il est pourtant loin d’être seul dans la prison de sa timidité. Il est seul dans sa cellule mais nombreux sont les prisonniers ! La timidité est en effet un fléau qui touche beaucoup d’humains. D’où vient-elle ? Comment peut-on en sortir ? Tel est le sujet de cet article.D’où vient la timidité ?
La timidité se construit dans l’enfance. Elle est liée à un manque de confiance en soi, un manque d’assurance en la valeur qu’on a. L’enfant construit son image et son estime de lui-même à partir de ce qu’il perçoit de son environnement (et en particulier des gens importants pour lui : parents, fratrie, copains…). S’il se sent aimé sous condition (à condition d’être sage, d’obéir…) ou s’il se sent rejeté (par une bande de copains à laquelle il n’arrive pas s’intégrer…), il peut se replier sur lui-même et s’emmurer dans la timidité. Une accumulation d’expériences de ce genre le rendra méfiant, peu ouvert aux autres. Cela produira davantage de rejets et la timidité s’installera peu à peu. Ce rejet social qu’est la timidité est en fait un appel au secours : « aimez-moi !. Si vous venez vers moi alors je saurai que j’ai de la valeur pour vous. Si vous ne faites pas le premier pas, je le perçois comme de l’indifférence et ça renforce le sentiment que je ne compte pas, que je n’ai pas ma place ». Le problème est que cette stratégie du repli (non pensée) ne marche pas. En effet, rares sont les personnes qui vont spontanément aller vers l’autre et s’intéresser à lui. Et encore plus rares sont celles qui persévèrent pour donner le temps au timide de se laisser apprivoiser. Alors comment faire ? Comment sortir de sa timidité ? Une chose qui me semble importante à dire est la suivante : timide, c’est toi qui a les clefs pour sortir de ta timidité. Personne ne peut faire cet apprentissage à ta place. Par contre, voici quelques pistes pour t’aider sur ce chemin :
La timidité est-elle une faute ? Certains le pensent ou le ressentent ainsi. Ce n’est pourtant pas le cas. En effet, dans la Bible, le célèbre apôtre Paul confie la responsabilité d’une église à Timothée, son disciple timide. Si Timothée était en faute, Paul ne lui confierait pas cette responsabilité. Il l’inviterait plutôt à se repentir. Au lieu de cela, il l’encourage à ne pas se laisser paralyser par cette timidité. Il l’invite à en sortir. Pour cela il lui rappelle qu’il n’est pas seul, lui, Timothée, à livrer le combat : « Ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné. Au contraire, son Esprit nous remplit de force d’amour et de sagesse » (2ème épître à Timothée ch.1 v. 7). Comme tout chrétien véritable, il a en lui l’Esprit-Saint, l’Esprit de Dieu. Et cet Esprit le rend capable d’aller au-delà de son handicap, afin de servir les autres et de servir Dieu. Et toi, as-tu fait cette rencontre personnelle avec Dieu qui peut transformer ta vie ? |


