L’angoisse de l’échec

Alors que la réussite devient un gage de bonheur, que la concurrence professionnelle est des plus féroces, bon nombre des clients que je rencontre dernièrement sont en quête de succès dans divers domaines de leur vie. Forcés de constater que l’échec est perçu avec beaucoup d’appréhension, certains succombent parfois à l’angoisse de ne pas parvenir à atteindre leurs buts; angoisse souvent proportionnelle à l’intensité du désir de réussir et de s’accomplir en y parvenant.

L’impression de ne jamais pouvoir parvenir à ses fins sabote bien entendu toutes tentatives pour réussir et justifie ainsi les soi-disant échecs, mais encore faut-il s’entendre sur le sens du mot échec. L’échec est synonyme d’insuccès, de défaite, c’est-à-dire d’absence des résultats attendus. Il s’agit donc déjà, en soi, d’un résultat obtenu à la suite de toute une série d’action ou d’absence d’action, de stratégies plus ou moins efficaces mises en place qui ne permettent pas de réaliser un désir.

Les motivateurs vous diront que l’échec n’existe pas, qu’il n’y a que du « feed-back » (ou rétroaction en français). Cela signifie que l’échec existe vraiment à partir du moment où vous choisissez d’abandonner la poursuite de vos objectifs et que vous décidez que les résultats obtenus sont définitifs. Or, il est plus inspirant d’envisager les résultats obtenus dans le cadre d’un processus d’apprentissage et de réajuster son tir pour se rapprocher de ses objectifs.

Voilà déjà un point de vue soulageant l’angoisse de l’échec ou, tout du moins, utile pour continuer à rechercher une manière de réaliser ses ambitions. Mais que faire lorsque l’angoisse de l’échec paralyse au point que toute action semble inefficace?

Voici quelques suggestions:

  • Réévaluer la motivation profonde à vouloir atteindre le but que vous vous fixez. Si vous perdez de vue le sens de ce que vous voulez réaliser dans votre vie, ce que cela apportera aussi bien aux autres qu’à vous-même, l’impuissance vous gagnera et vous perdrez de vue la place que vous occupez. Est-ce que ce que vous désirez contribue toujours à donner un sens à votre vie?
  • Relativiser les résultats perçus. En d’autres termes, il s’agit de garder présent à l’esprit que, même si vous n’avez pas (encore) obtenu les résultats désirés, cela ne signifie pas que vous accumulez les échecs. De quoi êtes-vous fier malgré tout?
  • Faire face à sa peur de l’échec en imaginant le pire scénario, puis évaluer les conséquences négatives possibles. Si cela devait réellement se produire, que pourriez-vous faire? Il s’agit de retrouver son pouvoir d’action pour se détacher du problème et rester concentré sur votre objectif.
  • Faire du sport et se fixer des buts à atteindre. La réalisation de ses désirs relève de sa capacité à se concentrer et à persévérer dans une direction précise. Toute activité sportive vous permettant de cultiver cet état mental contribuera à créer une hygiène de vie favorable à renforcer les muscles du cerveau et à mieux faire face aux imprévus rencontrés. Quel sport vous aide à évacuer le stress, faire le vide dans votre esprit et vous donne de l’énergie?
  • Apprécier les sources simples de plaisir que la vie vous offre. Souvent, la peur de l’échec est en lien avec des exigences très élevées, parfois irréalistes, ce qui cause une forme d’insatisfaction chronique. Retrouver le goût de la simplicité et du plaisir contenu dans le quotidien permet de nourrir sa motivation et sa capacité à persévérer. Qu’est-ce qui peut vous aider à ressentir du plaisir, au-delà des difficultés?

Au-delà de ces quelques suggestions, rappelez-vous qu’une vie remplie d’accomplissement découle de la capacité à percevoir les « échecs » comme des étapes, des situations temporaires dans votre parcours et repose sur une philosophie de vie, une conviction qui renforcera votre persévérance et votre patience, par exemple : « Qui ne tente rien n’a rien ».

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