L’estime de soi la construire au quotidien

L’estime de soi est nécessaire à l’équilibre psychologique et au bien-être. Elle nous redonne pouvoir sur notre vie : facilite la prise de décisions, nous permet d’accorder notre vie selon nos valeurs personnelles, de définir nos limites face aux autres, elle rend la communication plus assurée, procure le contentement intérieur et nous pousse à l’action. Sans elle, c’est la conviction de ne pas être à la hauteur, c’est le conformisme, les inhibitions et la co- dépendance.

Ce concept difficile à définir, possède plusieurs facettes et les expressions pour la décrire sont nombreuses : confiance en soi, amour de soi, amour-propre, acceptation de soi, croire en soi, être sûr de soi, avoir une haute opinion de soi, être fier de soi…

Nous ne ferons pas l’analyse de ces différents termes; ils sont tous interdépendants et participent à la compréhension globale de l’estime de soi. Nul besoin de décortiquer tous ses différents aspects, pour profiter de ses bienfaits. Nous expliquerons simplement que l’estime de soi est l’opinion ou la valeur propre que nous accordons à notre personne. «Suis-je quelqu’un de bien?» «Est-ce que je vaux le coup?» «Est-ce que je mérite les bonnes choses de la vie?» «Suis-je digne d’être aimé?»

Elle se fonde sur des bases essentielles : les piliers de l’estime de soi

– La connaissance de soi
– L’acceptation de soi
– L’amour de soi
– L’image de soi
– La confiance en soi

La connaissance de soi

Il est difficile d’atteindre une saine estime de soi sans se connaître soi-même. Les gens qui ont peu d’estime d’eux-mêmes ont de la difficulté à se définir, à reconnaître ce qui leur plait ou déplait; ils ont des opinions plutôt neutres et floues. Savoir qui on est, avec nos forces et nos faiblesses, définir ce que l’on aime, cibler ce que l’on veut, devient une ligne directrice à l’acceptation et à l’amour de soi. Laisser les autres nous définir, leur permettre trop souvent de prendre les décisions importantes qui nous concernent ou accorder trop d’importance à la critique sont des façons sûres de diminuer notre pouvoir personnel. Tout commence par la connaissance de soi.

De bonnes questions :
«Qui suis-je?» «Comment me décrire?» «Quels sont mes goûts, mes opinions?» «Qu’est-ce que je veux?» «Quelles sont mes forces?» «Quels sont mes rêves?»

L’acceptation de soi
Loin d’être de la complaisance malsaine, l’acceptation de ce que l’on est se traduit par un accueil de nos forces et de nos faiblesses, sans une critique intérieure péjorative et destructrice. Elle reconnaît que les goûts sont personnels à chacun. Elle crée cette liberté d’expression dans les émotions, les sentiments et les opinions. Elle admet notre droit à l’erreur et annule la culpabilité.

De bonnes questions :
«Est-ce que je me permet d’être moi- même?» «Suis-je capable d’exprimer mes goûts et mes opinions à autrui?» «Est-ce que j’exprime mes vraies émotions?» «Suis-je trop souvent dans l’autocritique?» «Est-ce que je me remets continuellement en question?» «Est-ce que je ressens de la culpabilité face à tel événement?»

(À suivre… 5 moyens efficaces de construire une saine estime de soi.)

Il peut être utile de consulter un professionnel en développement personnel afin de clarifier qui nous sommes et ce que l’on veut. Toutes les sphères de la vie peuvent en bénéficier et cette démarche constitue vraiment un investissement dans la personne la plus importante qui soit : vous!

Isabelle DU SABLON

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