Synchronisation des mouvements en PNL

Si vous faites les mêmes mouvements ou si vous prenez les mêmes attitudes que votre interlocuteur, il va ressentir une sympathie et un accord grandissant pour vous.
La danse en couple est l’exemple le plus parlant de synchronisation des mouvements : même rythme, même fluidité et gestes se  » correspondant  » plus que  » s’imitant « . La synchronisation ne suppose pas une position dominante mais plutôt un échange. C’est un témoignage non verbal de l’acceptation de l’un par l’autre.
Synchronisation de la parole

La synchronisation verbale relève du même témoignage d’acceptation que la synchronisation des mouvements. Cet accord concerne tout autant le débit de la parole, la force de la voix et sa hauteur (plutôt grave ou plutôt aigüe par exemple) que les formules employées.
Cette capacité à s’accorder est très naturelle : les enfants imitant leurs parents ou les jeunes couples en sont deux familles d’exemples plus que courants !

Techniques de bases.

L’ancrage

Le processus dit d’ancrage est un processus simple et naturel qui consiste à associer un état interne (émotion, ressenti) à un stimulus externe d’au moins un des cinq sens (ouïe, vue, odorat, toucher, goût). Ensuite la simple existence du stimulus suffit à faire revenir présent à l’esprit toute l’expérience, et ceci qu’elle soit bonne ou mauvaise !
L’exemple le plus célèbre d’ancrage est un ancrage olfactif décrit par Marcel PROUST. L’auteur décrit comment tous les souvenirs de son enfance reviennent à son esprit alors qu’il déguste une madeleine comme celles qu’il appréciait étant enfant ! cf. A la recherche du temps perdu
La PNL a modélisé ce mode d’association que notre cerveau connait pour en faire un processus conscient et très rapide.

Le swish.

L’outil du swish est en fait un procédé mis au point pour rompre un enchainement de pensées qui mène à un comportement non désiré. La personne voulant modifier son comportement est invitée à visualiser un élément qui précède l’apparition du comportement, et à basculer (switch) sur une image représentant l’état obtenu avec le comportement souhaité. L’effet est renforcé si on peut associer à l’image un son ou une odeur etc…
On donne l’exemple du fumeur qui veut se défaire de son geste.

On lui demandera de voir sa main approchant la cigarette de sa bouche avant qu’elle soit allumée, puis de remplacer l’image de cette main par une image créée par son esprit qui le représente non fumeur (en bonne santé, ou avec du souffle ou encore sentant la nature…).

Le recadrage.

Le concept du recadrage existait avant la PNL avec notamment les thérapeutes qui ont servi de modèles : Virginia Satir, Fritz Perls et Milton Erickson. Le recadrage est une occasion présentée par le thérapeute de « considérer un autre point de vue » et par là même de donner un autre sens à l’expérience vécue.

Le sens de l’expérience étant changé, les réactions seront modifiées tant du point de vue des pensées que de celui du comportement. Le recadrage peut porter sur les présupposés, sur le contexte, ou sur les valeurs.
Le roman « Alice au pays des merveilles » est un enchainement de recadrages de chaque type.

Le recadrage en six étapes.

Le recadrage en six étapes ou en six pas est un protocole utilisé pour aider une personne à trouver au fond d’elle-même une solution lorsqu’elle « balance » entre deux attitudes ou deux comportements apparemment inconciliables. La démarche consiste d’abord à la faire prendre conscience de l’intention positive sous-jacente à chacune des options. Ensuite on l’amène à imaginer ou à créer une solution qui la satisfasse pleinement. Une dernière étape consiste à vérifier avec la personne que la solution envisagée est compatible avec ses choix personnels et ses valeurs.

La négociation des parties.

Le processus de négociation des parties est comparable au recadrage en six pas avec notamment les différences suivantes :
* la personne concernée n’est pas hésitante mais plutôt « déchirée »,
* il peut y avoir plusieurs choix bien différents.
Le succès de ce protocole repose en premier lieu sur la capacité à reconnaître la fonction positive de chacune des « parties » et à établir une sorte de dialogue entre chacune.
Le modèle de la négociation des parties est similaire à certaines des pratiques de thérapie familiale.

La double dissociation.

La technique de la double dissociation a été très pratiquée par Richard Bandler et est décrite dans son livre « Un cerveau pour changer ». Elle concerne des personnes souhaitant se défaire d’un ressenti très « négatif » à propos d’une situation réellement vécue, par exemple une phobie. La personne est invitée à revivre son traumatisme, en général à l’envers, en étant spectatrice d’elle même.
Richard Bandler conduit son patient à imaginer un film dont il serait l’acteur, le spectateur et le projectionniste.
Résumé.
La PNL fait partie des nouvelles approches de la psychologie du quotidien, elle est utilisée aussi bien pour le développement personnel que pour la dynamique de groupe en entreprise ou pour le traitement des affections mentales. Elle se trouve ainsi au même niveau d’aspirations qu’un très grand nombre d’autres méthodes nées à la fin du XXe siècle, dont elle se détache cependant par son succès, lié à sa simplicité et aux promesses faites.

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