L’hypnose et la libération émotionnelle

Tout individu doit un jour ou l’autre expérimenter la douleur, physique et psychologique et un des moyens naturels utilisés par notre système interne, souvent à notre insu, pour nous désensibiliser à la douleur est l’hypnose.

Il est scientifiquement reconnu que l’hypnose agit comme anesthésiant dans le cas de douleurs physiques. Je me bornerai aujourd’hui de parler plutôt des douleurs psychologiques qui s’emparent de nous quand tout bascule, que la crise est imminente et qu’on retient ses émotions et les sentiments qui les accompagnent, faute de pouvoir se laisser aller.

Les personnes qui l’ont expérimenté savent que sous la force de l’impact, on se contracte, s’engourdit, se rapetisse, se recroqueville; enfin, on a recours à tout l’arsenal de défense disponible en nous pour empêcher l’envahisseur, le mal, de s’emparer de nous et d’exploser devant les autres. On refoule, on ravale, on ment, on se ment.

On s’imagine autrement qu’on est, on s’illusionne, on croit en n’importe quoi, on se croit, on saute, on fonce, on se défonce, on mange, on boit, on se tue au travail et finalement, on craque. L’illusion dans laquelle elles vivaient était tellement parfaite que des personnes nient qu’elles sont eux-mêmes en partie responsables de la toile d’araignée qu’elles ont tissée et dans laquelle elles se sont prises.

Les personnes qui choisissent l’hypnothérapie pour libérer des émotions ne se doutent pas toujours qu’elles vont revivre des transes révélatrices de connaissances enfouies profondément dans leur système, derrière des défenses parfois très étanches et dont elles ne soupçonnaient même pas l’existence. Elles devront vivre l’expérience pleinement, s’initier, afin de transformer leur peur en courage, leur noirceur en lumière, car avec l’hypnothérapie pour la libération émotionnelle, les secrets sont révélés et ce qui était refoulé est exprimé.

Lorsqu’elles nous consultent, des personnes affirment vouloir faire tout leur possible pour ressentir mais, elles sont en fait fermées comme des huîtres et muettes comme des carpes quand ça les concernent. Sans s’en rendre compte, par leur rigidité, elles s’appliquent au contraire à ne pas trop ressentir. C’est le rôle de l’hypnologue de débusquer de telles défenses. Quoi, me laisser aller? Montrer ma honte, ma laideur, ma petitesse, ma méchanceté, mon gouffre? Jamais, j’ai peur, j’étouffe, ma gorge est serrée, des crampes partout. Au secours. Ressentir. Voilà la clé.

Le soutien qu’apporte l’hypnologue est encadré de façon à ce que les personnes souffrantes ne dévient pas de leur but premier qui est de se libérer. Le chimiste appelle ça diluer, le boss, déléguer, et les religions, partager. L’ensemble étant plus fort que ses parties, ressentir devient salutaire pour l’être qui souffre car le mal concentré, disons dans la gorge, se vide de sa force lorsque pris en charge par les autres cellules du corps. Travailler avec ses émotions, c’est parvenir, pendant le processus hypnotique, à ce que le plus de ces cellules possible soient impliquées dans l’action de libération.

Après une libération émotionnelle, le coaching aidant, la contraction devient relâchement, le rapetissement devient étirement et expansion, le mal-être, la contradiction interne, le déséquilibre sont digérés mentalement et physiquement et ce qui reste à la conscience c’est la somme des connaissances cachées derrière ces sentiments enfouis. Alors on ouvre les yeux souvent avec le sourire. On voit, on ressent, on touche, on rit de bon cœur d’avoir un si bon cœur à partager avec toute la planète.

Alors là on se dit, quoi, c’est le nirvâna? Non, C’est juste moi. Moi qui sourit à la vie sans cette façade, ce bouclier derrière lequel je cachais ma vraie nature. À sa place, ô encore rien qu’une petite étoile de rien du tout, un vent léger comme une caresse qui me guide doucement. Et cette voix du dedans, ce n’est que moi, libéré des sentiments refoulés qui embrouillaient ma pensée et mon jugement, qui m’isolaient des autres lorsque j’aurais tellement aimé partager ma détresse.

Souffrir, comme aimer, est plus facile quand on peut partager. Après la libération émotionnelle, le mal-être, la contradiction interne, le déséquilibre sont digérés mentalement et physiquement et il reste à la conscience la somme des connaissances cachées qui se terraient derrière ces sentiments enfouis. Maintenant libéré, je fais le nécessaire pour vivre en accord avec ma réalité au quotidien.

En famille comme au travail je change d’attitude ou je me débarrasse d’habitudes ridicules ou encore de tous ces gestes inutiles etc…Comprendre, analyser, se médicaliser ou s’initier à un processus thérapeutique sont des choix personnels. 20 ans plus tard, je peux affirmer que l’hypnothérapie, c’est la voix royale pour la libération émotionnelle et que l’hypnose n’endort pas, elle éveille.

Noël DELCOURT

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