Débloquer le passé, vivre le présent et futuriser nos buts

Selon les travaux des drs. Tad James et Wyatt Woodsmall, entrepris dans les années 1980, on se représente le temps selon un continuum. Sur cette ligne métaphorique, se distinguent spatialement les éléments temporels : le passé, le présent et le futur.

La ligne du temps, et la technique thérapeutique en découlant, sont basés sur des études comportementales et cognitives de l’être humain. Lorsque l’on pense à une situation passée, disons vécue il y a un an, au moment précis où l’on s’en souvient, les émotions y étant associées refont surface.

Par exemple, il suffit de penser à la dernière fois que vous avez eu un conflit avec Joe Blo pour revivre la frustration, la colère ou ressentir une “ boule à l’estomac ”. Ainsi, le fait de penser à quelque chose ou à quelqu’un nous amène automatiquement aux états internes y étant reliés. Ceci fonctionne par stimulus-réponse, comme le furent les expérimentations qu’entreprit Pavlov sur ses chiens qui salivaient au son de la cloche qu’il activait pour annoncer que de la nourriture suivait.

Ces chiens salivaient au son de la cloche, même s’ils ne recevaient pas leur pitance. Ces observations menèrent Pavlov à réaliser qu’une association (cloche-nourriture) activait une réponse (saliver).

Ce type de comportement, observé également chez les êtres humains, est à la base des travaux sur la ligne du temps. Car cette capacité que nous avons à revivre le passé, et ce qui y est associé (consciemment ou non) en temps réel, est causée par les ancrages et les représentations mentales encodées au moment où nous avons vécu l’expérience originale. Ceci veut dire que l’on peut réactiver dans l’instant présent toute problématique passée, et pourquoi pas, la désactiver. En d’autres mots, on peut presque refaire le passé au présent, ou, tout au moins, on peut vivre dans le passé au présent !

Ainsi on peut jouer avec le temps en s’imaginant retourner dans le passé pour résoudre des conflits, et dissocier des émotions négatives et des décisions limitantes y étant présentes. Tout comme on peut retourner chercher des ressources dans des expériences vécues nous ayant permis de grandir et d’apprendre. Nos expériences passées chargées d’émotions positives peuvent nous servir au présent.

Prenons l’exemple d’une situation où nous avons une décision importante à prendre et ne voulons pas nous tromper. Reprendre contact avec une expérience passée, ou nous avions résolu un problème important, nous met en liens avec les ressources nécessaires pour surmonter cette difficulté ainsi que pour faciliter et éclairer la prise de décision.

Dans le même ordre d’idée, on peut se projeter dans le futur pour concrétiser des objectifs, pour réaliser des rêves ou encore pour éliminer l’angoisse et l’anxiété face à une situation à venir.

Il s’agit alors de s’imaginer dans le futur réalisant nos objectifs et vérifiant toutes les conséquences indésirables ou négatives probables. Selon Tad James, ont créé notre futur ici et maintenant. Il faut dire que notre attitude actuelle, nos croyances et filtres inconscients moulent souvent notre futur. À ce sujet, je reprends une expression d’Abraham Maslow: “ Si le seul outil que tu possèdes est un marteau, tu auras la tentation de tout traiter comme un clou. ”

Isabelle David,
Maître Enseignant Certifié en PNL


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