Le mental collectif par Robert Dilts

Le terme “mental collectif” fait référence à la capacité qu’ont les personnes d’une équipe, d’un groupe, d’une organisation ou d’une nation de penser et d’agir de manière collective. Selon Le Bon (1895): La particularité la plus remarquable d’un groupe psychologique est la suivante: quels que soient les individus qui le composent, quel que soit leur mode de vie, leurs occupations, leur caractère ou leur intelligence, le fait qu’ils forment un groupe les dote d’une sorte d’esprit collectif qui les fait sentir, penser et agir d’une manière assez différente que quand ils sont des individus isolés. Il existe certaines idées et sensations qui ne se concrétisent pas ou ne se transforment pas en action excepté dans le cas d’individus formant un groupe.

Le groupe psychologique est un être provisoire formé d’éléments hétérogènes, qui sont combinés à un moment donné, exactement comme les cellules constituant un corps vivant forment en se réunissant un nouvel être qui possède des caractéristiques très différentes de celles de chacune des cellules individuellement.
Des systèmes avec un niveau approprié de complexité, de flexibilité, et de feedbacks peuvent montrer des caractéristiques d'”auto-organisation”. Ces systèmes semblent souvent avoir un “esprit propre”. Selon les propos de Gregory Bateson.
Tout ensemble continu d’événements et d’objets qui a la complexité appropriée de circuits causale et de relations appropriées montrera sûrement des caractéristiques mentales. Il comparera… il traitera l’information et sera inévitablement auto-correcteur soit envers les optima homéostatiques soit envers la maximisation de certaines variablesAvec suffisamment de feedback et de “variété requise”, un système est capable d’atteindre un niveau élevé d’intégration et de montrer des caractéristiques d’auto-organisation. C’est le principe développé par Peter Russell dans son concept de “Cerveau Global” (1983, 1995).

Russell envisage l’évolution comme le rassemblement progressif d’unités en systèmes plus vastes – des particules élémentaires aux atomes, aux molécules, aux cellules, aux tissus, aux organismes auto-conscients. Chaque passage vers une unité plus large peut être vu comme le résultat de l’application de la Loi de la Variété Requise: la variété de système et la variété régulatoire se stimulent mutuellement dans un schéma progressif jusqu’à ce qu’un seuil particulier soit atteint, établissant un nouveau schéma d’auto-organisation (similaire au phénomène du 100ème singe).

Selon Russell, l’augmentation de la densité de population de la planète et les développements accélérés de la technologie de la communication ont créé une situation dans laquelle les êtres humains ont le potentiel pour atteindre un niveau plus élevé d’intégration et agir comme un type de système nerveux ou de “cerveau”. (Les gens sont comme des Neurones, et les téléphones cellulaires, la télévision, la radio, Internet, etc. sont comme les connexions synaptiques entre eux).

Russell prétend que la race humaine est prête à atteindre un tout nouveau niveau de “conscience” et d’auto-organisation – peut-être comparable à la transition entre Néanderthal et Cro-Magnon.

Lorsque vous envisagez l’hypothèse de Russell, gardez à l’esprit que le seuil requis pour un nouveau niveau d’intégration ne doit pas être important. L’ADN des humains et des chimpanzés, par exemple, est semblable à 98%.

Un article de Robert Dilts publié sur SICPNL

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *