Les yeux et la PNL

A la fin des années 70, les créateurs de la PNL, Bandler et Grinder tentent de relier le mouvement des yeux au contenu sémantique d’un énoncé (1). C’est-à-dire qu’ils établissent une typologie des mouvements des yeux en fonction du contenu verbal :

En haut à droite = visuel créé. La personne imagine, construit une nouvelle image. Par exemple imaginer sa grand-mère en train de sauter en parachute.
En haut à gauche = visuel remémoré. La personne se souvient d’une image connue. Par exemple : se souvenir de son dernier cadeau d’anniversaire.
Latéralement à droite = auditif créé. La personne construit un nouveau son. Par exemple imaginer le son d’un mot à l’envers.
Latéralement à gauche = auditif remémoré. La personne se souvient d’un son. Par exemple l’ancienne sonnerie de son portable.
En bas à droite = Kinesthésique. La personne fait attention au toucher, aux sensations. Par exemple remarquer la température de ses doigts.
En bas à gauche = dialogue interne. La personne se parle intérieurement. Par exemple se demander ce que l’on veut faire.

Cependant cette grille de lecture, bien que séduisante et populaire, est largement remise en question par de multiples études (2). Qui ont trouvé peu de corrélations entre le mouvement des yeux et la typologie mise en place par les auteurs.

Ajoutons que l’analyse du regard ne peut se réduire à une analyse uniquement centré sur l’individu. Trop d’éléments contextuels sont susceptibles de modifier le regard, comme la présence d’une fenêtre, d’une lumière ou la présence d’individus… De plus une personne mal à l’aise, cherchera des points de fuites, qui sont directement dépendant de l’environnement (3).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *