Les 5 axes du bonheur: l’argent (5)

Qui n’a jamais désiré avoir de l’argent à la pelle, de s’acheter une belle et grande villa avec piscine, conduire des voitures de luxe, se dorer sous le soleil des Bahamas, faire le tour du monde, se réveiller un beau matin milliardaire et ne plus rien faire ? Il suffit de voir le nombre de joueurs au loto, au casino et autres jeux de hasard pour se rendre compte que beaucoup s’en remet à la chance, pensant qu’ils seront plus heureux une fois riche.

Et pourtant, la plupart des milliardaires le sont devenus sans avoir joué, ni misé sur la chance.
Alors pourquoi certains sont riches, très riches et d’autres pauvres si ce n’est en fait la cause de notre rapport à l’argent et à nous-même ? et inscrit dans notre scénario de vie que nous nous sommes construits inconsciemment petit enfant ?

Voilà un sujet qui est avec la sexualité, le thème tabou de notre société.

L’argent est à la fois rêvé, adulé, recherché mais aussi décrié, dénigré et méprisé. Il attire et fait peur, on le désire secrètement mais nous avons (pour certains) honte de l’avouer. Comme le sexe, l’argent est objet de fantasmes, de désirs et de besoins.
Tout dépend de notre relation avec l’argent et par delà de notre relation avec nous-même.
L’argent est symbole dans notre imaginaire de pouvoir, de liberté, de plaisirs, de la vie et de l’amour et il n’est autre que le miroir de l’amour de soi que l’on s’autorise ou que l’on se refuse. Il devient le baromètre de notre sentiment de sécurité ou de doute d’être vivant, entier, soi-même.

1) L’avare

Celui qui amasse, qui garde précieusement et jalousement son argent sous son matelas, sur un compte en banque non rémunérateur, qui ne dépense pas, n’en profite pas ni pour lui, ni pour les autres. Celui-ci garde son argent comme une protection pour lui-même (la peur de manquer un jour), et selon les psychanalystes, l’argent sert de remède contre l’angoisse de la mort. Il sait très bien qu’il n’emportera pas son argent avec lui dans sa tombe, qu’il ne pourra plus s’en servir. Alors pourquoi diable, n’en profite t-il pas de son vivant ? Il pense que sa fortune aux vertus magiques va le protéger:  je suis riche = je suis vivant.
Position existentielle: Je suis OK – Les autres ne sont pas OK.

2) Le dilapidateur

A l’inverse, il y a celui qui même en gagnant régulièrement une grosse somme d’argent, se retrouve sans le sou quelques mois ou années plus tard, ou se retrouve constamment à découvert. C’est un grand consommateur, il achète des choses pour le plaisir de posséder et ne s’en sert plus après. Il est très généreux et en fait profiter sa famille, ses amis. Oui, profitons en le temps d’être vivant. De nombreux gagnants du loto n’ont plus rien aujourd’hui car ils n’ont pas su gérer leur fortune. Ces personnes qui dilapident leurs avoirs avec frénésie, comblent un vide affectif et un manque narcissique. Plus je dépense = plus je suis reconnu, admiré, aimé et je me fais plaisir (je m’aime). Ils donnent aussi aux autres afin de se déculpabiliser d’en avoir plus. Position existentielle: Je ne suis pas OK – Les autres sont OK.

3) Le rêveur

Celui qui rêve de gagner beaucoup d’argent sans rien faire, ni efforts, s’en remet aux jeux de hasard et encore une fois: l’argent devient MAGIQUE. Croire aux contes de fées, du prince ou princesse charmante revient à la même chose. Le jour ou j’aurais de l’argent = je serais heureux, vivant, apprécié, reconnu. Cette quête imaginaire symbolise la recherche de l’amour de la mère ou du père dont l’enfant a été ou pense avoir été privé. L’argent remplace le “parent magique”, ” le parent idéalisé”. Dés lors, cela peut devenir une obsession et une addiction (aux jeux de hasard) au même titre que le tabac, l’alcool, le sexe.
Là aussi, il s’agit de combler un vide, un manque affectif. Position existentielle: Je ne suis pas OK – Les autres sont OK.

4) Le pauvre

C’est le genre de personne qui va travailler dur toute sa vie pour survivre dans un monde qu’il pense être hostile à lui-même. Il va se faire un petit plaisir de temps en temps après avoir payé ses factures, se retrouve dès le 10 du mois à découvert, non parce qu’il dépense trop, mais parce qu’il ne gagne pas assez. Qui l’empêche de gagner plus ? Personne à part lui. Il s’empêche inconsciemment de posséder de l’argent car il considère en être indigne, d’ailleurs il ne tarie pas de négativité sur l’argent: ” l’argent c’est sale, ça rend con, l’argent ne fait pas le bonheur, les riches sont tous des pourris etc…”. Avec une telle opinion de ce qu’il désire, comment voulez-vous qui l’obtienne un jour ? Il trouvera toutes les excuses possibles pour ne pas en avoir plus. Position existentielle: Je ne suis pas OK – Les autres ne sont pas OK.

Alors, qu’elle est la bonne position a avoir vis-à-vis de l’argent et de soi pour GAGNER PLUS ? ou être RICHE ?

C’est bien entendu d’être dans un rapport JE SUIS OK – LES AUTRES (L’ARGENT) EST OK.
Je suis OK: Je me sens vivant – entier – libre – J’ai (comme les autres) des qualités, des valeurs, des compétences que je peux exploiter. Je suis rémunéré pour ce que j’apporte, transmet, pour ce que je vaux (estime de soi). Je ne suis pas dans une situation de dépendance, ni idéalisée de l’argent
Les autres sont OK:  En échange de ce que je fais et de ce que je vaux, les autres me payent pour le service ou compétences rendues et je reçois cet argent avec bienveillance et amour. J’ai une position Adulte vis-à-vis de l’argent que je reçois. Je ne me sens pas coupable d’en recevoir, c’est normal et logique.

Avez-vous déjà entendu dans les couloirs d’une entreprise, des personnes se plaindre que le collègue Y gagne plus en ayant le même poste, les mêmes responsabilités, la même ancienneté. Pourquoi lui gagne t-il plus que lui ? Parce qu’il a su se vendre (ses compétences, son estime de soi) à sa juste valeur, ni plus ni moins. N’ayez pas peur de vendre vos qualités à votre employeur.
Autre exemple: personne ne discute du prix quand il achète un bien courant (le prix de la baguette de pain par exemple ou les prix des denrées alimentaires), un service (un simple envoi postal ou le garagiste).
Alors, question: Pourquoi les autres auraient-ils le droit de discuter sur le prix de vos services ?
Parce que c’est vous ?
Soyez dans le plaisir d’être vous, d’être vivant, le désir de pouvoir faire telle chose ou d’acheter telle autre chose et non dans le besoin de posséder à tout prix et à n’importe quel prix ou moyen.
” L’argent appelle l’argent ” dit on, alors soyez prêts à l’accepter avec joie et bienveillance.

  • Et vous? Quelle est votre relation à l’argent?
  • Avec vous conscience de vos projections, de vos croyances?
  • De votre position existentielle?

En avoir conscience est une très bonne chose, parce qu’après le constat et l’acceptation, vient le désir d’évoluer, de changer les choses pour adopter une position existentielle adéquate.
Christophe GEORGIN

http://www.libreavecsoi.com

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