Processus de guérison, Processus de pardon

Dans la quête du bonheur s’inscrit l’objectif de la paix intérieure. Il est très salutaire d’acheter la paix à tout prix. C’est-à-dire renoncer à toute espèce de violence active ou passive. Car il y a bien des violences passives qui peuvent torturer autrui et créer des problèmes de conscience. Comme il y a des violences passives envers soi par obsession de vengeance et d’auto justice. C’est un fardeau qui à la longue écrasera son porteur.
Je vous invite à examiner cette problématique de ‘haut en bas’. C’est à dire depuis le plan métaphysique ou philosophique absolu, jusqu’au plan relatif et pratico pratique.
1) Qu’est-ce que le pardon ?
2) Y a-t-il des choses vraiment impardonnables ?
3) Est-ce que c’est sage de pardonner sans oublier ?
5) Comment s’achève le processus du pardon ?
6) Comment pardonner l’impardonnable ?

1- Pardonner s’est donner par et donner pour. Donner c’est vraiment donner sans condition ni termes d’échange. C’est faire profiter sans mérite nécessaire. Ce n’est pas une transaction !
En tout être humain se trouve l’ombre et la lumière. Il y a le petit moi ou l’ego et le Grand moi ou l’âme qui est le brin sacré de l’être. C’est-à-dire son côté Divin. Et la vie, c’est une école d’apprentissage par l’erreur comme par l’inspiration. L’être humain est fondamentalement bon mais le conditionnement de la société le corrompt à la longue.
Ce sont les blessures du passé qui empêchent l’individu d’apprendre plutôt par inspiration. Tu n’as plus alors, que l’alternative d’apprendre par l’erreur, par la bêtise ou même par la violence !
Pardonner le mal, la bêtise ou l’injustice, consiste à donner la grâce par pur amour de ce brin sacré que Dieu a placé dans l’intimé. C’est abolir un compte et effacer une dette morale ou matérielle. C’est libérer l’autre autant du fardeau de la culpabilité que de la peur du châtiment.
Pardonner c’est donner une chance pour régénérer l’espérance et faciliter le salut. Mais, étant donné que nous sommes tous connectés, donner c’est recevoir. Car il faut donner pour recevoir, et nul ne peut recevoir que s’il a donné. Mon robinet ne peut recevoir de l’eau fraîche en amont qu’en donnant ce qu’il contient en aval. Et tout ce qu’on donne, c’est à soi-même qu’il est donné, car nul ne peut endetter l’univers.
Pardonner c’est guérir la relation, ou assainir le rapport avec ce à quoi on a fait le deuil.
Pardonner n’est pas un compromis pour reprendre la relation avec des patterns mieux déguisés par la pensée magique qui s’attend à un miracle. Il ne faut pas se leurrer soi-même ni tromper autrui. On n’a pas besoin d’être vacciné plus d’une fois contre le choléra !
Grand merci et bonne chance. Façon de parler pour abréger le discours.

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2- Y a-t-il des choses vraiment impardonnables ?
Pour l’être humain avec son ego, il n y’a rien de pardonnable. S’il y a un mal il y a nécessairement un coupable. Et la loi du talion réclame vengeance, même si la vengeance ne rapporte rien à la victime !
Pour les moins égoïstes qui n’arrivent pas à épouser la sagesse supérieure, la majorité des bêtises sont pardonnables sauf les plus graves comme celle de faire le mal par plaisir belliqueux, par orgueil ou par vanité. Qui pourra pardonner ces crimes impardonnables ?
Certainement pas l’être humain, surtout s’il les a subis lui même. Mais la sagesse infinie nous suggère de ne point juger par soi-même. Parce que l’humain ne peut juger que selon son interprétation des perceptions factuelles et selon son code des valeurs temporelles. Or toute les perceptions et les apparences sont trompeuses. L’eau d’Évian semble vraiment amère dans la bouche d’un fiévreux. N’est ce pas ?
Pour cette raison la sagesse nous incite à déposer le fardeau au pied de la justice divine. Et faire confiance totale à son verdict. Car dans son esprit de Sainte justice, tout le monde sortira gagnant. Autant la victime que le coupable, tôt ou tard ils gagneront tous quelque chose ; ne serait-ce que la bonne leçon de vie. Rien n’arrive pour rien et tout peut être récupéré pour le bien.
Ne pas pardonner s’est cumuler des dossiers négatifs, des contentieux et des voeux de vengeance à régler par soi-même un jour ou l’autre, au pire aller devant Dieu lors du ‘ jugement dernier’ !
Or ce lourd fardeau nous charge de négativité et nous démagnétise au point de perdre la chance et la joie de vivre. L’obstination de régler un jour ces comptes du passé, anéantit toute paix intérieure, et écrase l’insensé sous le fardeau du mal. Ne pas pardonner c’est nourrir les violences passives en simulant des combats vengeurs consciemment ou inconsciemment, en veille ou en sommeil !
Dormira tranquille celui qui confie toutes les peines du passé et soucis présents à son créateur vivant conscient de tout ce qui fut.
L’on pourrait pardonner par pur égoïsme pour sa propre guérison, pour faire de la place à l’énergie de paix de joie et d’amour.
Si l’on ne pardonne que celui qui a mérité la grâce à nos yeux, quel est nôtres mérite ? Psychologiquement, plus on refuse de pardonner, plus sévère on devient envers soi-même. D’ailleurs on constate bien qu’il est plus difficile de pardonner à soi-même que de pardonner aux autres. Comme il est plus difficile de pardonner aux plus proches qui nous connaissent que de pardonner aux passants et aux inconnus. (Nul ne peut haïr tant s’il n’a aimé autant)
Pourquoi donc s’empester la vie par la sévérité envers autrui, si automatiquement on devient plus durs et plus sévère envers soi-même ?

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3- Est-ce que c’est sage de pardonner sans oublier ? L’être humain n’a pas grande sagesse et par soi même ne sait vraiment pas oublier même ce qu’il a pardonné. Parce que son pardon se limite souvent à l’armistice, au cesser le feu. Dès qu’il a déposé les armes il pense qu’il a déjà pardonné.
Dès qu’il a prononcé verbalement le pardon, c’est fait. Il se donne même l’honneur d’avoir généreusement pardonné à celui qui ne le mérite pas vraiment!
La blessure demeure et sera rouverte et charcutée à chaque fois qu’on se rappelle et l’on simule le scénario à nouveau. 
Le pardon mental est menteur et superficiel. Nul n’est guéri du ressentiment que celui qui a oublié.
Le pardon est à la fois spirituel émotionnel et sentimental. Le pardon est inconditionnel où il ne l’est pas du tout. L’intelligence de l’ego insiste sur la nécessité de ne pas oublier pour que cela ne se reproduise pas une deuxième fois. Pour rester aux aguets, pressentir le coup et l’esquiver. Or par cela mêmes il nourrit l’énergie de peur et projette le mal pour l’attirer à soi. Voyez-vous le piège ? En réalité, ce qui est fait est fait, l’on est déjà vacciné. On a déjà développé des anticorps pour l’éliminer s’il refait surface. On doit donc faire confiance à la vie, et rejeter la méfiance de l’ego.
Ce n’est que par la confiance à la vie dans sa juste sagesse et par l’appel à l’aide pour oublier le mal, que l’on puisse être libéré totalement. Avec l’aide de Dieu on verra même le mal transformé en bien ! Donner le salut c’est la façon de le recevoir pour soi-même et pour l’intérêt de tous.

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La suite au prochain article

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À propos de l’auteur :

Mustapha Soufia est un libre penseur et un sage praticien de la PNL et de la de la Psychosomatique à Montréal depuis 21 ans. C’est un expert en développement personnel, un coach de vie et un motivateur hors pair. Auteur de cinq livre exceptionnels, dont une trilogie de sagesse pragmatique engagée  »L’Heure Juste à l’Arc de Triomphe » ainsi que la série  »Conversations étranges. Secrets et aspirations ». À la base, il est ingénieur industriel formé en Belgique. http://stores.lulu.com/clair-cristal

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