juil 05

Un état naturel peu exploré : L’hypnose Ericksonienne (ou thérapeuthique)


Par Patrick AICH – Directeur du Centre Conseil de Thérapies Brèves et de Coaching :
www.centreconseil.com

 

Une méthode non directive et sans danger qui permet au patient, en levant ses inhibitions naturelles, de nouvelles prises de conscience libératrices. Nous sommes loin des spectacles à sensation…

Lorsque l’on évoque, encore aujourd’hui, le mot « », certaines personnes sont à la fois fascinées et inquiètes ! Dans leur esprit, l’hypnotiseur use de ses soi-disant pouvoirs face à une personne soumise, qui se plie aux exigences de ce dernier, au risque de faire n’importe quoi et de le regretter par la suite.

En effet, lorsque l’on pense à l’hypnose, on est tenté d’imaginer ces spectacles de foire, où l’on voit l’hypnotiseur jouant de son regard fixe devant toute une salle, en suggérant des phrases directes du style « dormez, je le veux » ! Il est vrai que durant son spectacle, l’hypnotiseur réalise son numéro avec beaucoup d’habileté et de rapidité, tel un prestidigitateur.

Au départ, il s’adresse à toutes les personnes de la salle, afin de repérer les sujets les plus « tolérants » face aux suggestions qui sont données. Ensuite, tout va très vite : le but du jeu est d’écarter très rapidement les réfractaires et de garder auprès de lui les personnes les plus sensibles. Après avoir écarté les « personnes résistantes », le vrai numéro d’hypnose peut alors commencer.

Les spectateurs de la salle restent fascinés devant ces personnes en transe, obéissants systématiquement à toutes les suggestions de l’hypnotiseur. Tous se plient à l’expérience : certains téléphonent avec leur chaussure, d’autres miaulent comme un chat, d’autres encore retirent leurs vêtements, etc.

A ce moment précis du spectacle, ceux qui restent éveillés ont oublié les réfractaires du début, et leur regard est focalisé sur ce qui se passe maintenant devant eux.

Explications
Il existe, chez toute personne, une faculté à maintenir stable un état psychologique ou physiologique interne. Cet état qui est une protection naturelle s’appelle l’homéostasie. Ce qui signifie que toutes les personnes qui vivent des expériences loufoques dans un spectacle d’hypnose sont consentantes à un niveau inconscient !

En effet, les freins psychologiques liés à l’éducation, à la morale ou à la sont désactivées dans l’expérience hypnotique. A l’état d’éveil, la personne se refuserait à accepter de telles expériences, pour les raisons évoquées ci-dessus.

Il est important de souligner que ce qui est demandé dans les spectacles ne présente pas de danger pour la personne. En revanche, si l’on vous demandait de vous prêter à des expériences qui s’avèrent dangereuses pour votre écologie, comme par exemple vous jeter dans le vide depuis le haut d’une tour, ou de vous planter un couteau en pleine poitrine, vous sortiriez spontanément de cet état, grâce à votre homéostasie naturelle. Vous comprenez mieux à présent comment fonctionnent les spectacles d’hypnose.

Heureusement, l’hypnose thérapeutique est tout autre chose… Si de nombreux centres hospitaliers utilisent régulièrement l’hypnose pour accompagner leurs patients sur des traumatismes, des douleurs chroniques, ou simplement pour pratiquer des anesthésies avant certaines opérations, c’est qu’il faut y chercher une autre définition.

Historique de l’hypnose
Les premiers écrits vérifiables d’une séance d’hypnose datent d’il y a 3 000 ans, en Egypte sous Ramsès II, 20e dynastie ! Il s’agit d’une stèle découverte par Musès en 1972.

L’hypnose a existé un peu partout dans le monde, comme en Europe (druides et prêtres), et jusqu’au fond de l’Afrique, de l’Amérique, de l’Australie et sur la banquise (sorciers, chamans, etc.). Partout, on retrouve des coutumes de soins et des rituels qui incorporent certains éléments de notre hypnose thérapeutique moderne.

En 1841, James Braid, chirurgien écossais, invente le mot « hypnose ». En 1866, le médecin Ambroise-Auguste Liébault convainc le professeur Hippolyte Bernheim de l’importance de l’hypnose. C’est le début de l’école de Nancy.
En 1891, le professeur Bernheim donne naissance au terme « psychothérapie » qui désigne sa méthode thérapeutique basée sur la suggestion hypnotique.
En 1878, Jean-Martin Charcot fonde l’école de la Salpêtrière. Pour lui, l’état d’hypnose est un état pathologique rattaché à l’hystérie ! Et pour cause, dans le service où il travaillait, il ne voyait que des femmes hystériques.
A l’époque, c’est le début de la fameuse « bataille » entre l’école de la Salpêtrière et celle de Nancy : « état pathologique » contre « état naturel ».
En 1885, Sigmund Freud, alors âgé de 29 ans, cherche à se convaincre lui aussi à la réalité du phénomène hypnotique et de son importance pour la compréhension des processus psychiques. En 1889, il achève sa formation en hypnose à Nancy, mais abandonne rapidement la technique qu’il juge trop autoritaire.
En 1919, hypnose est passée de mode. Pierre Janet, père de la psychologie clinique, poursuit seul en France ses travaux sur le phénomène hypnotique.
Il faudra attendre les travaux géniaux de ce psychiatre américain, Milton Erickson, pour que l’on découvre un bouleversement important dans l’utilisation de l’hypnose, de la thérapie et de l’accompagnement de la personne en général.

Pourquoi l’hypnose Ericksonienne
L’hypnose Ericksonienne tire son nom de Milton Hyland Erickson (1901 – 1980), un célèbre psychiatre américain qui a personnellement souffert de diverses maladies et de problèmes physiques importants, comme la poliomyélite qui le frappa à l’âge de 17 ans.

Il trouve alors en lui toutes les ressources nécessaires pour lutter contre cette maladie, ce qui lui permet de se remettre debout un an plus tard. Ayant étudié l’hypnose classique qu’il trouvait trop rigide et trop autoritaire, il mit au point ses propres inductions afin d’en extraire une approche beaucoup plus permissive et plus souple.

L’efficacité de l’hypnose Ericksonienne a souvent été qualifiée de « magique », étant donné le changement quasi immédiat des personnes traitées.

Qu’est ce que l’état d’hypnose ?
L’état d’hypnose, ou état modifié de conscience, est un état tout à fait naturel puisqu’il se produit plusieurs fois par jour et de façon spontanée.

Les états de modifiés de conscience sont spontanément et quotidiennement notre lot à tous. Chaque jour, notre état de conscience fluctue de très nombreuses fois dans la journée et nous donne accès à cet état particulier où nous sommes « ailleurs », « dans la lune » ou même davantage… Pendant ces multiples instants, notre fonctionnement inconscient prend le pas sur notre fonctionnement conscient.

Ainsi décrit, nous considérons l’état hypnotique comme un état naturel : l’état hypnotique et le travail thérapeutique qu’il permet n’ont rien à voir avec la soumission au soi-disant « pouvoir » de l’hypnotiseur. Le patient connaît bien cet état mais ne le nomme pas, ne le facilite pas délibérément et ne l’utilise pas.

Ne réprimandez donc plus vos enfants quand ils regardent un feuilleton à la télévision, et que vous les appelez trois fois de suite pour dîner : ils sont tout à fait bien élevés, ils vous entendent parfaitement, mais ils sont « en transe hypnotique » spontanée. Leur temps de réaction dépend de leur état de concentration à ce moment-là.

Que permet cet état ?
L’état hypnotique permet entre autre de décupler la mémorisation, la créativité, les capacités d’apprentissage, de modifier des sensations comme la douleur ou le ressenti, mais également de contrôler la coagulation du sang, la cicatrisation de la peau, etc.

Cet état permet donc de mettre en œuvre des processus psychologiques fréquemment utilisés par le sujet dans sa vie quotidienne. Le thérapeute utilise la faculté physiologique spontanée du patient à entrer en hypnose, la cultive et l’entretient dans un but thérapeutique.

L’Hypnose Ericksonienne est totalement respectueuse de l’intégrité du patient, elle est compatible avec ses propres valeurs : elle respecte totalement l’écologie du sujet.

Comment se déroule une séance d’hypnose ?
Le thérapeute converse tranquillement avec le patient, tout en favorisant la dissociation (état hypnotique). Pour cela, le thérapeute en utilise sa spontanéité, son imagination et l’improvisation, ce qui rend la technique difficile à théoriser. Le thérapeute s’efforce de focaliser l’attention du patient et l’amplifie en relevant et en soulignant les premières réactions hypnotiques du patient (respiration ralentie, relâchement musculaire), tout en suggérant que ces réactions peuvent aller en s’intensifiant (ratification et attitude permissive).

La transition entre conversation banale et hypnose est progressive et subtile. Le comportement du thérapeute est important (langage verbal et non verbal) et utilisé pour intensifier les résultats.

Le patient peut alors accéder aux ressources de son inconscient : c’est dire que le sujet est totalement respecté dans sa structure psychique, et qu’il trouve, lui-même, la réponse à son problème, dans la gamme de ses capacités personnelles.
Auto-hypnose
En fonction du travail à effectuer, l’hypnothérapeute pourra faire découvrir à son patient quelque chose qu’il connaît mal, à lui apprendre à susciter et à utiliser cet état particulier : c’est cela l’apprentissage de l’auto hypnose…

Le patient pourra par la suite produire volontairement l’état d’hypnose afin d’accéder directement à ses ressources et capacités, tout en contournant les résistances naturelles telles que le doute, l’inquiétude, la peur, etc., qui empêchent d’aller de l’avant.

Applications de l’hypnose thérapeutique
Très efficace dans l’accompagnement des malades en milieu hospitalier, l’hypnose Ericksonienne se pratique aussi en consultation privée. Elle permet de traiter efficacement les phobies, les troubles alimentaires, le tabagisme, les allergies, les migraines, la douleur, le manque de confiance en soi, l’anxiété, les troubles sexuels, les traumatismes, la dépression, l’insomnie, les troubles obsessionnels et troubles du comportement, etc.

Le symptôme n’est qu’un message
En hypnose Ericksonienne, le travail du thérapeute n’est pas de chercher à analyser la raison pour laquelle le symptôme s’est installé, mais simplement de trouver « comment » supprimer ce symptôme.

Par exemple, si vous fumez depuis dix ans, votre demande sera d’arrêter la cigarette, et non de comprendre ce qui vous a poussé à fumer il y a dix ans. De même, si vous souffrez d’une , d’une allergie ou d’un autre trouble du comportement.

Mais cela n’est possible qu’à la seule condition que la réelle demande du patient ait bien été identifiée par le praticien. C’est, en effet, le rôle du thérapeute de découvrir l’objectif caché de la demande ou, comme disent certains, « l’objectif de l’objectif ».

En reprenant l’exemple d’une personne désireuse d’arrêter de fumer, la question pourrait être « quel bienfait vous procure la cigarette ? ».

Si, par exemple, le but recherché est la détente, le travail effectué prendra en compte ce besoin pour faire découvrir au patient d’autres alternatives que la cigarette, tout en préservant la détente.

Ce travail indispensable, qui est en général réalisé lors de la première consultation, permet d’éviter par exemple le déplacement du symptôme d’origine vers un autre. Le symptôme doit être considéré comme un message ou un signal, et non pas comme quelque chose que l’on doit chercher à anéantir.

Partant du principe qu’un symptôme a toujours de bonnes raisons d’exister, quand ce dernier se déplace ou réapparaît, c’est que l’objectif de fond n’a pas été soulevé ou cachait un objectif encore plus important non encore élucidé.

Aujourd’hui, depuis le développement des thérapies comportementales, les patients savent qu’il leur est possible d’obtenir des résultats rapides et efficaces.

Ainsi on comprend mieux les raisons qui poussent de plus en plus de personnes à consulter des spécialistes en thérapies brèves et principalement en hypnose Ericksonienne.

Patrick AICH – 06 64 75 44 10
Directeur du Centre Conseil de Thérapies Brèves et de Coaching :
www.centreconseil.com

Auteur Guide des Protocoles | Hypnose
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mai 28

L’hypnose

L est un état de demi-sommeil ou de sommeil éveillé dans lequel la personne hypnotisée se trouve totalement relaxée.

L’hypnose est aussi une capacité naturelle de l’organisme à se déconnecter plus ou moins de l’extérieur, par exemple lors d’activités très ludiques ou passionnantes (lecture, cinéma, création, …) où le temps n’a plus court. Elle permet une relaxation naturelle.

Révéler

L’objectif d’une séance d’hypnose est d’atteindre l’inconscient et de dévoiler ainsi un éventuel traumatisme survenu auparavant, par exemple dans la petite enfance, refoulé mais pouvant provoquer des troubles psychiques tels que des comportements anxieux, phobiques.

L’hypnose suggestive

Il existe plusieurs écoles : celle de Freud tente de suggérer des comportements par des injonctions verbales (« fermez les yeux ! », « dormez ! », …) ou visuelles mais ce qui est suggéré entre parfois en conflit avec les capacités de la personne hypnotisée, avec ses propres valeurs.
Cette méthode est parfois efficace mais elle est éphémère.

L’école d’Erickson

L’hypnose Ericksonnienne n’est pas, contrairement à la méthode précédente, suggestive, cette technique demande que le patient participe de son plein gré.
Une séance d’hypnose se présente sous la forme d’une conversation simple où le patient est complètement détendu et accède peu à peu à son inconscient, librement ; l’hypnotiseur entretient la conversation en utilisant des images, des symboles et amène progressivement le patient à son inconscient et à trouver lui-même des solutions à ses problèmes.
Cette école d’hypnose est respectueuse des valeurs d’un patient ; elle est beaucoup plus efficace que la précédente.

Les indications de l’hypnose

La thérapie par l’hypnose est utilisée dans les troubles psychiques : elle est indiquée dans les états d’angoisse, d’anxiété, de , dans les troubles de la sexualité.

L’hypnose est aussi employée pour lutter contre la douleur grâce à la sécrétion d’endorphines ; en effet, il est possible qu’une séance d’hypnose facilite la production de ces substances qui ont des propriétés antalgiques.
Elle est utilisée pour traiter les migraines, les maux de dos, … des anesthésistes l’utilisent même pour pratiquer certaines interventions chirurgicales.

Cette méthode thérapeutique peut être indiquée pour faciliter un sevrage tabagique par le biais de modifications des comportements : par exemple au lieu de penser tabac = plaisir, le patient peut être amené à penser tabac = nausée
L’hypnose aurait aussi des succès pour arrêter les grignotages chez les personnes en surpoids.

Elle permettrait de gérer aussi le , de trouver la bonne dose de stress qui stimule et d’apprendre à se relaxer quand le seuil est dépassé.

A retenir

L’hypnose qui permet de se mettre dans un état de relaxation totale, n’est pas une méthode thérapeutique récente.
Les méthodes actuelles permettent d’aider les patients à prendre conscience par eux-mêmes de traumatismes survenus dans l’enfance et pouvant être à l’origine de troubles psychologiques gênant leur vie de tous les jours. Eux-mêmes seront progressivement amenés à trouver les solutions à leurs problèmes.
Elle est aussi employée pour traiter des douleurs et même être un complément pour les anesthésies.
L’hypnose est aussi un bon moyen pour apprendre à gérer son stress.

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mai 27

Changer rapidement avec la PNL

La Programmation Neuro-Linguistique ou est une cousine de l’. Elles ont d’ailleurs un parent en commun : Milton Erickson.

La PNL c’est une méthode pour plus efficacement et un ensemble de techniques pour changer. Et changer rapidement grâce au coaching PNL.

Pendant longtemps on a pensé que si le changement était rapide, c’est qu’il était superficiel et que le résultat ne serait donc pas durable.

Comme l’a dit Richard Bandler, l’un des créateurs de la PNL, « changer lentement, c’est comme avoir une conversation d’un mot par jour ».

Il l’a démontré à propos des phobies. Une ne s’installe pas en plusieurs jours ou plusieurs semaines mais très rapidement. De la même façon, apprendre à remplacer la phobie par autre chose pourra se faire aussi rapidement.

La PNL permet bien d’autres choses que guérir de ses phobies : apprendre à agir, à mettre en place de nouveaux comportements, à en finir avec ses comportements compulsifs, à se donner du courage…

En fait tout ce qui peut s’apprendre peut s’apprendre plus efficacement à utilisant certaines techniques de PNL.

Et changer, c’est apprendre à agir autrement.

Ce n’est pas un changement de personnalité mais un changement dans sa « façon de s’exprimer ».

Ne pas oser, ne pas agir ou ne pas parler aux autres par , par exemple, ne sont pas des éléments de la personalité. Ce sont au contraire des freins qui l’empêche de s’exprimer. De sortir de sa zone de confort.

Tout ce qui peut libèrer notre personnalité de ses peurs mais aussi tout ce qui peut nous permettre de révéler nos valeurs sont des éléments qui ne vont pas nous changer « à l’intérieur », mais nous permettre de mettre « l’extérieur », et les attitudes, en accord avec cet intérieur.

On parle de « congruence » pour signifier que nos comportements sont conformes avec nos valeurs.

Beaucoup de français veulent changer de vie. Non pas que l’on soient si malheureux dans notre pays. Peut-être a-t-on seulement plus d’envies?

En tout cas, la PNL, ainsi que d’autres techniques qui facilitent l’apprentissage ou la construction de projets peuvent nous aider à changer de vie.

Il existe des programmes de coaching PNL pour changer de vie. Mais tout programme nécessite de toute façon un engagement personnel.

En coaching, ou en auto-coaching pour les plus courageux, si vous vous engagez, allez jusqu’au bout.

Le chemin du développement personnel en vaut toujours la peine.

 

 

A propos de l’auteur :

Philippe Bastid est coach Praticien en PNL.

Ex-ingénieur, contrôleur financier et chef de projet, il oeuvre aujourd’hui pour accompagner les particuliers et aussi les entreprises dans leurs projets de changement.

Il a créé le site ALOHA coaching pour faciliter l’accès au coaching.

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mai 13

Technique d’Ancrage

Je prépare une série d’articles sur certaines techniques de (Programmation Neuro-Linguistique) pouvant concerner le développement personnel. Mon intérêt n’est pas d’aborder la PNL de manière théorique ni même d’expliquer ce qu’est la PNL ; d’une part parce que je ne suis pas compétent pour le faire, et d’autre part parce qu’il me semble que l’aspect « mise en pratique » est très intéressant ; comme le dit le sage chinois : « Ce que j’entends, je l’oublie. – Ce que je vois, je le retiens. – Ce que je fais, je le comprends ».
Ainsi, pas besoin de savoir ce qu’est la PNL, pas besoin de savoir ce qui se cache derrière les mots Programmation Neuro-Linguistique, pour appliquer une technique d’ancrage.

Qu’est ce donc qu’un Ancrage ?

Avez-vous entendu parlé du chien de Pavlov ? C’est en étudiant les fonctions gastriques du chien que Pavlov, physiologiste russe, découvrit ce que l’on appelle aujourd’hui le « réflexe conditionnel » ou « réflexe de Pavlov ».
L’expérience est la suivante : au même moment que l’on présente à un chien affamé une belle portion de viande, on fait retentir une sonnette ; et on répète cette expérience plusieurs fois. On amène ensuite le chien, et on fait retentir la sonnette. Alors qu’il n’y a pourtant rien à manger, le chien se met à saliver ! Pavlov a ainsi « conditionné » le chien à saliver à l’écoute de la sonnette. On dit alors que la sonnette joue le rôle d’un ancrage.
Des ancrages, on en a tous inscrits en nous : une odeur ne vous a-t-elle jamais replonger dans une expérience passée ? (Cf. la madeleine de Proust). Une musique ne vous a-t-elle jamais fait un effet similaire ?
Tout cela constitue des ancrages.
Vous l’aurez compris, un ancrage est la mise en place d’une association entre une expérience vécue (et donc un état émotionnel) – comme la faim pour le chien – et un stimulus unique – la sonnette dans ce même exemple – .

Alors… Pourquoi ne pourrions nous pas nous auto conditionner pour qu’un stimulus unique provoque en nous un état émotionnel désiré ?

Comment poser un ancrage ?

Cette technique peut se dérouler en cinq principales étapes :

1ère étape : Choisir un état désiré
Il s’agit bien évidemment de déterminer l’état émotionnel que l’on souhaite voir apparaître lors de l’apparition du stimulus. Il peut s’agir par exemple d’un état de forte motivation, d’une sensation de plénitude, d’un état de sérénité, de non-, d’un état de détachement, etc. Bref, définir un état désiré…

2ème étape : Choisir une expérience passée où cet état émotionnel a existé
Choisissez dans votre passé un évènement vécu où l’état émotionnel que vous souhaitez ancrer a été fortement présent. Si l’on ne peut raccrocher l’état émotionnel désiré à une expérience vécue, il s’agit là d’une autre technique dite de « double dissociation » qu’il est possible d’effectuer. Elle fera l’objet d’un autre article. Cette technique est par exemple utilisée pour traiter les phobies.

3ème étape : Choisir un stimulus unique qui permettra d’ancrer l’état désiré
Un stimulus unique est un stimulus qui ne risque pas d’être ambigu parce qu’utiliser dans d’autres circonstances que l’ancrage particulier que vous souhaitez poser. Claquer des doigts est un geste que l’on peut effectuer dans d’autres circonstances, il n’est pas forcément judicieux de le choisir. En revanche, pincer la deuxième phalange de l’annulaire peut être un stimulus unique pertinent.
Le choix du stimulus peut également être fait en fonction de votre dominance sensorielle – un stimulus visuel (couleur, dessin, etc.) sera plus efficace chez une personne à dominante visuelle, un stimulus kinesthésique sur une personne à dominante kinesthésique, etc. – même si cela est plus compliqué en théorie et qu’il ne s’agit pas d’une condition notable.

4ème étape : Ressentir l’état désiré en visualisant l’expérience passée et poser l’ancrage
En suivant le déroulement d’une (détente, , ressenti de tous les sens) installez, ressentez, vivez l’état désiré. L’intensité de l’état émotionnel va aller en croissant. Au de la montée de l’intensité, appliqué le stimulus choisi. Appliquez le temps que l’intensité émotionnelle croît. N’appliquez pas le stimulus lors de la décroissance de l’intensité émotionnelle, vous risqueriez d’ancrer cette chute…

5ème étape : Répéter et valider l’ancrage
Répétez la quatrième étape trois fois, puis chaque jours jusqu’à temps que le stimulus seul provoque l’état désiré.

L’efficacité d’un ancrage réside :

1- Dans l’intensité de et du ressenti dans la quatrième étape. Pour reprendre l’exemple du chien de Pavlov, l’ancrage est d’autant plus efficace que le chien est affamé lors des premières expériences où le son de la sonnette doit être associée à la faim.

2– Comme pour beaucoup de chose, la répétition est la clé. Le chien de Pavlov n’a pas été conditionné en une fois…

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mai 09

Attaque de panique et crise d’angoisse : Que faire?

Par: David Kern 

Qu’est vraiment une crise d’angoisse? Afin de vous aider à déterminer si vous souffrez de ce mal, cet article s’attardera sur la définition d’une crise d’angoisse ainsi que les divers solutions pour apprendre à mieux les gérer.

 

Qu’est-ce qu’une crise d’angoisse?

C’est une question que vous vous êtes peut être posée si vous ou quelqu’un proche de vous a souffert récemment d’un moment d’anxiété extrême qui pourrait se rapporter à une crise d’angoisse.

Alors qu’est exactement une crise d’angoisse et en avez-vous fait une? C’est la question sur laquelle nous allons nous attarder dans le début de cet article.

Bien entendu, il est très difficile voir impossible de diagnostiquer ce genre de troubles avec certitude sans se rendre chez un médecin, et je ne suis pas un médecin. Vous ne devriez pas non plus utiliser internet comme un outil d’auto diagnostique. Il est toujours conseillé de discuter de ses symptômes en priorité avec son médecin.

Cela dit, il est parfois bon d’avoir une idée générale de ce qu’est une crise d’angoisse.

Description d’une crise d’angoisse ou attaque de panique

Une crise d’angoisse est une condition dans laquelle une personne ressent soudain une peur intense, en général pendant un moment relativement court. La peur peut avoir une cause évidente, comme le fait d’être pris dans une situation dangereuse, mais la plupart des gens s’attendent à ressentir de l’angoisse dans ce genre de situation.

Ainsi, l’expression « crise d’angoisse » est communément utilisée pour décrire une situation dans laquelle la personne ne court aucun danger physique, mais ressent néanmoins une peur et une anxiété intense.

Une crise d’angoisse est très différente de simplement se sentir un peu anxieux avant une situation potentiellement stressante. Il y a des symptômes physiques comme le fait de se sentir nauséeux ou étourdi, des troubles de la vue, un engourdissement des membres, des palpitations cardiaques, une douleur à la poitrine et le souffle court.

La première fois qu’une personne subit une crise d’angoisse, elle va très souvent appeler les urgences, pensant avoir une crise cardiaque ou convaincue qu’elle est en train de mourir pour une raison inconnue. Dans d’autres cas, certaines personnes pensent être en train de devenir folles.

Le cercle vicieux

Bien entendu, le simple fait de penser que nous sommes en train de mourir ou de devenir fou ne fait qu’ajouter à la peur et donc empire la crise. Dans de nombreux cas, le souffle court engendre une respiration inefficace ainsi que de l’hyperventilation qui aggravent les symptômes. C’est pour cette raison que quelqu’un qui subit une crise d’angoisse peut être pris dans un cercle vicieux.

Une crise d’angoisse est une manifestation extrême de la réaction classique « Combattre ou Fuir » qui engendre le . Dans de nombreux cas, une personne subissant une crise d’angoisse aura donc un besoin écrasant d’échapper à la situation dans laquelle ils se trouvent ou de s’éloigner de la personne avec laquelle ils sont. Si ce n’est pas traité, ces crises peuvent amener la personne à avoir une véritable de ces situations dans lesquelles les crises se déclenchent, causant une véritable dégradation de sa qualité de vie.

Rappelez vous, je vous disais plus haut que ce genre de crises devraient vous pousser à prendre rendez-vous avec votre médecin, d’autant plus qui si ce n’est pas une crise d’angoisse, c’est peut être quelque chose de plus grave encore qui nécessite un traitement rapide. S’il s’agit bien d’une crise d’angoisse : que faire?

Comment gérer une crise

Les crises d’angoisse sont extrêmement pénibles et c’est pourquoi il faut absolument apprendre à les gérer. Si vous vous demandez ce qu’est une crise d’angoisse, vous vous posez sûrement d’autres questions, par exemple comment se remettre d’une crise d’angoisse et éviter que cela ne se reproduise. C’est à ce genre de questions que répondent de nombreux programmes d’auto-assistance disponibles en ligne.

Oui, il est possible de surpasser les crises d’angoisse!

La première étape est de comprendre que les crises d’angoisse ne sont pas quelque chose dont il faut avoir honte. Ce sont des réponses naturelles, bien que excessives, à des situations stressantes.

Nos corps sont programmés pour répondre aux situation menaçantes par la peur, une énorme montée d’adrénaline et un désire écrasant d’attaquer ou de fuir- c’est ce qu’on appelle la réaction « combattre ou fuir ».

Si vous faites face à un tigre mangeur d’homme, ou plus vraisemblablement un camion arrivant vers vous à 150 km/h, la peur et l’angoisse que vous ressentez se révèlent salvatrices. Elles vous permettent de réagir instantanément, vous font bénéficier d’une montée d’énergie et parfois, vous donnent une force presque surhumaine.

Une réaction extrême dans une situation inappropriée

Tout cela se produit lors d’une crise d’angoisse alors que vous vous trouvez dans une situation ou ces réactions ne sont pas nécessaires. En fait, elles sont tellement inapropriées que vous avez l’impression qu’elles vous gâchent la vie, au point d’ajouter encore plus au stress et à l’anxiété que vous ressentez déjà. Vous pouvez même avoir l’impression de devenir fou, mais ce n’est pas le cas. Il s’agit juste de réactions inhabituellement fortes au stress.

Les crises d’angoisse peuvent être terrifiantes au point de pousser une personne à se retirer du monde de manière telle qu’elle a l’impression de ne plus vraiment vivre. Les crises deviennent alors une épée de Damoclès qui pourrait vous tomber dessus à tout moment. Cette idée amène encore plus de stress dans des situations pourtant normales de la vie courante, et qui dit plus de stress, dit plus de crises d’angoisse. C’est un cercle vicieux.

Alors comment soigner les crises d’angoisse?

La première chose à faire est de travailler sur votre conviction que vous pouvez vraiment gérer les crises d’angoisse. C’est un processus en deux étapes : tout d’abord, vous rendre compte qu’il est possible de gérer une crise d’angoisse.

Pour cela, vous pouvez parler à d’autres personnes qui y sont arrivé ou lire l’histoire de leur succès. La deuxième étape consiste à être persuadé que VOUS pouvez le faire. Pour cela vous aurez sans doute besoin de l’aide d’un spécialiste ou d’un programme d’auto-assistance en ligne.

Une fois que vous commencerez à avoir confiance en votre capacité à vous remettre et récupérer votre vie, vous aurez enfin brisé ce cercle vicieux imposé par les crises. A partir de ce moment, vous devez absolument commencer à renoncer à vos mascottes et autres objets de superstition. Il ne s’agit évidemment pas de vos médicaments, mais plutôt de ces objets qui vous donnent l’impression de pouvoir affronter plus facilement vos crises d’angoisse.

C’est une fausse idée, tout simplement parce qu’elle renforce votre impression de ne pas pouvoir contrôler vos crises par vous même.

Un pas après l’autre

Vous n’avez pas à abandonner ces objets d’un coup, mais progressivement. Posez les quelque part dans votre maison et éloignez vous en petit à petit. Si vous devez partir pour un long voyage, vous pouvez emmener ces objets.

De la même manière, vous pouvez petit à petit reprendre les activités que vous pensiez être les éléments déclencheurs de vos crises. Si vous ne quittez jamais votre domicile, commencez par sortir sur le pas de la porte et restez simplement comme ça pendant un moment avant de rentrer. Augmentez petit à petit la distance qui vous éloigne de votre maison jusqu’à parvenir à marcher loin de chez vous.

Rappelez vous cependant que si vous avez une crise, ce n’est pas parce que vous êtes sorti de chez vous. La véritable raison est le stress que vous subissiez à ce moment là.

Évidemment, cela veut dire que n’importe quelle technique qui vous aide à réduire votre stress va aussi vous aider à gérer vos crises d’angoisse. Il est donc recommandé de commencer par là, en pratiquant des exercices quotidiennement pour réduire votre stress.

Cela vous aidera grandement à gérer vos crises d’angoisse!

Si le sujet Crise d’angoisse : Que faire vous intéresse, vous pouvez lire la suite sur le blog Stress : Causes et Solutions.
Il s’agit d’un site axé sur la gestion du stress sur lequel vous trouverez de nombreux renseignements pour enfin en finir avec le stress.

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nov 04

La dissociation kinesthésique contre le stress au travail

Une des techniques les plus intéressantes et les plus utiles à court terme dans la est la dissociation. Il s’agit d’une branche de la qui est utilisée le plus couramment pour soigner les phobies.

La technique en elle même est plutôt simple: vous revoyez le film de la situation difficile en vous imaginant être spectateur dans un cinéma, en regardant la scène sur l’écran.

La base de la technique consiste en le fait que puisque vous observez la scène sur l’écran, à distance et que vous n’êtes pas impliqué directement dans l’action, vous ne ressentez pas les sensations physiques liées à la situation dans la vraie vie.

Par exemple, si vous souffrez d’une débilitante qui se manifeste par une anxiété et des tremblements, vous pourrez revoir la situation sans ses effets secondaires.

Le potentiel de guérison est lié à la capacité d’apprentissage de notre cerveau: une fois qu’il a pu revivre la situation sans les symptômes physiques il peut apprendre une nouvelle réaction à la même situation. Il ne générera plus la réaction phobique à l’avenir.

Or, la technique ne s’applique pas nécessairement qu’à une phobie. Toute situation de ou difficile peut être résolue en appliquant la dissociation. Cette technique et toutes ses variantes est décrite en détail dans la Méthode de gestion du stress. Dans cet article on va donc se focaliser sur des applications plus simples.

Avez-vous déjà vécu une situation dans laquelle il vous faudrait “plus de recul”. Vous avez besoin de réfléchir, de respirer un peu et de trouver un nouvel angle d’attaque pour avancer. Une des meilleures techniques de PNL à appliquer à ce contexte est justement la dissociation.

Le fait tout simple de vous observer en train d’agir dans la situation vous permettra de vos affranchir des réactions physiques et des émotions qui perturbent votre esprit en temps ordinaire. De nouvelles solutions apparaîtront alors facilement et vous pourrez débloquer le problème.

Le fait de prendre du recul peut également aider à analyser une situation sous un autre point de vue, dans les cas où il serait moins aisée de faire appel à une tierce personne. C’est d’ailleurs un des piliers de la pratique de la PNL que de donner plus de choix à la personne. Un choix quelconque est toujours préférable à aucun choix.

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nov 03

LES CROYANCES/VALEURS (4è niveau des 6 niveaux logiques de Robert Dilt)

Votre Environnement est sain, vos Comportements reposent sur la confiance et l’estime et vous vous respectez, tout en respectant les autres, vos Capacités se développent à grands pas, qu’en est-il de vos Croyances et de vos Valeurs ? (lire les chroniques qui précèdent sur les 1er, 2è et 3è niveau).

 

Quand vous étiez petit vous croyiez au Père Noël, dur comme fer, jusqu’à ce que votre méchant petit voisin ou une petite peste de votre classe ou encore un parent imbécile vous dise « Pff ! Tu crois encore au Père Noël, toi ?! Il n’existe pas ! ». Vous y avez cru tant qu’il existait pour vous, jusqu’au jour où quelqu’un brise cette magie.

 

CE QUE VOUS CROYEZ EXISTE.

 

Vous croyez en Dieu, Il existe, vous n’y croyez pas, Il n’existe pas. Vous croyez en vous, vous existez, vous ne croyez pas en vous : vous n’existez pas ! Vous faites tout pour le prouver, alors que, comme je l’écrivais dans l’article précédent, c’est un droit acquis de naissance. Dès que vous naissez, vous existez. Pourtant, si vous croyez que vous n’êtes personne et bien bonne nouvelle : vous n’êtes personne ! Si vous prenez ce principe à la lettre, ce que je crois existe, pourquoi croire des choses négatives au lieu de croire au positif ? C’est ainsi que depuis votre plus tendre enfance, vous « gobez » des croyances portantes (positives) et des croyances limitantes (négatives), surtout limitantes pour la plupart ! Les trois croyances les plus limitantes sont « je ne suis pas capable », « je ne vaux rien », « je ne le mérite pas ». Si vous partez dans la vie ainsi harnaché, c’est sûr que vous n’existerez pour personne, puisque pas même pour vous !

 

Et des croyances limitantes, vous en avez tellement « achetées » ! Je vous en livre quelques unes que vous croyez peut-être encore. Désolée si je « pète votre bulle », mais il est temps de grandir : le Père Noël n’existe pas ! Qui n’a pas cru (ou ne croit pas encore) qu’aimer, c’est souffrir ? Qu’un couple, ça ne peut pas durer ? Qu’il faut faire des sacrifices, des concessions et des compromis (SCC !) ? Que rien n’est facile dans la vie ? Qu’on ne peut pas tout avoir ? Qu’il y a toujours un revers à la médaille ? Tout cela est faux ! Si vous croyez au Prince Charmant, il y en a toujours un pour vous dire « Hein ! Ça n’existe pas, ils l’ont dit à la télé ! ». A ce sujet, il faut juste faire la différence entre le Prince Charmant, qui existe, il y en a un pour chacune : le meilleur des hommes pour vous ! Et le Prince Charmeur : c’est celui qui vous séduit et vous déshabille… de tout ce que vous possédez et principalement sur l’aspect financier ! C’est encore la différence entre charmer (être) et séduire (faire).

 

J’ai longtemps cru que les extrêmes s’attirent et que c’est pour cela que j’attirais de grands déséquilibrés. Eh oui, je le savais que ceux qui se collaient à moi, comme des mouches sur du papier tue-mouche, avaient tous un problème et j’en étais très fière : je croyais que, comme les extrêmes s’attirent, c’était mon GRAND équilibre qui attirait les GRANDS déséquilibrés ! Eh non, c’était mon GRAND déséquilibre qui attirait les GRANDS déséquilibrés ! Je croyais aussi, comme on me l’avait inculqué, que la vie est dure et que c’est normal d’en prendre « plein les dents », alors j’en prenais « plein les dents » et je me relevais, en m’époussetant et je disais, comme les enfants : « Même pas mal ! », et je repartais au combat jusqu’au prochain mauvais coup. Je croyais aussi que dès que tu sors d’un coup dur, tu t’en remets et tu repars à zéro. Eh non ! Ta brouette se remplit de tous les coups durs et de toutes les méchancetés et autres qu’on (famille, profs, élèves puis conjoints, patron, collègues de travail, faux amis, etc.) vous fait endurer et votre brouette devient de plus en plus lourde, au fur et à mesure que vous avancez dans la vie. Jusqu’au jour où vous n’êtes plus capable de la soulever pour avancer : anxiété généralisée, tics obsessionnels compulsifs (TOC), phobies, dépression, burnout, etc. autant de symptômes que de messages que votre vous envoie à travers votre corps.

 

Qui n’a jamais entendu (et cru ?!) que les hommes sont tous des infidèles et des pourris  et les femmes, toutes des garces, intéressées que par l’ ? C’est normal de se disputer dans un couple ? C’est bon de se réconcilier sur l’oreiller ? Comment faites-vous pour « baiser comme des lapins » alors que vous venez de vous traiter de grosse vache et  d’abruti ?! Le pire, c’est que mes clients pensent que le sexe opposé (ou le même sexe) n’est qu’une bande de névrosés : forcément, ils jugent le sexe opposé sur les névrosés qu’ils ont rencontrés, oubliant une chose : ce sont eux qui les ont attirés ! Tu attires ce que tu es ! Et ça n’est pas une croyance, c’est une VÉRITÉ ! Les dépendants affectifs attirent les dépendants affectifs. Les gens équilibrés attirent les gens équilibrés. De toute façon, s’il y en a un qui se trompe de camp, il est aussitôt rejeté ! Qui n’a pas cru que dès que votre nouvelle conquête, homme ou femme, est jalouse, c’est qu’elle tient à vous ? Faux, c’est le début des ennuis : la personne est jalouse et ça ne fait que commencer ! Qui n’a jamais cru que dès que l’autre vous dit « tu me manques », c’est parce qu’il tient à vous ? Faux ! C’est un dépendant affectif qui ne peut pas vivre sans l’autre ! Ne rougissez pas : J’étais la première à croire tout ça !

 

Vous l’aurez compris, il faut remplacer vos croyances limitantes (je vous propose d’en faire la liste et vous allez rire !) par de belles croyances portantes. Si vous ne réussissez pas à mettre à jour les limitantes (je vous en ai cité quelques unes), je vais vous aider à adopter les portantes : répétez après moi « je suis capable », « je suis quelqu’un de bien », « je mérite d’être heureux ». Imaginez les belles répercussions de ces trois phrases sur votre vie, si vous réussissez à les intégrer. Je les ai intégrées et je peux vous dire que mes croyances sont solides et positives. Je crois en moi, avant tout, et en quelque chose de plus grand que nous qui nous pousse : si vous êtes dans la bonne voie ce « quelque chose d’encore plus grand », que j’appelle moi l’Univers et que d’autres peuvent appeler Dieu ou Bouddha ou autre, selon vos croyances, vous « booste » et met sur votre route tout ce dont vous avez besoin. Si vous êtes sur la mauvaise voie, il vous « booste » aussi… vers les ennuis ! Vous attirez ce que vous êtes : positif, vous attirez du positif et négatif vous attirez les problèmes ! Après avoir cru beaucoup de bêtises qui m’ont conduite dans des situations abracadabrantes, j’ai dû échanger toutes mes croyances limitantes, qui m’avaient presque conduite au meurtre ( !), par des croyances portantes.

 

Aujourd’hui, je crois en moi et en mon avenir. Je crois profondément que je me suis inscrite dans le bonheur jusqu’à la fin de mes jours, que je vais vivre vieille, en bonne (je mange bien et je fais du sport, la croyance doit parfois être soutenue par des actions concrètes) et heureuse, que mes nombreux projets vont se réaliser (si j’en perds en route, aucune importance : j’aurai « trippé » le temps de les monter !). Je crois que je suis la spécialiste mondiale de la dépendance affective, qui est le manque de confiance et d’estime, et si vous trouvez quelqu’un qui a vécu ce que j’ai vécu, en a fait un livre et va en écrire d’autres, a monté ses propres techniques de (programmation neuro linguistique) et utilise tous les moyens médiatiques possibles et imaginables pour éclairer ceux qui le souhaitent, si vous trouvez plus engagé que moi, alors je serai la deuxième spécialiste mondiale de la dépendance affective. Mais pour l’instant, je suis la première ! Ma confiance en moi vous sidère ? Peut-être qu’il est temps de développer la vôtre. Et je crois profondément que je vais rencontrer non pas un Prince Charmant (mon docteur m’a dit d’arrêter les p’tits jeunes – cf « Le syndrome de Tarzan » (Béliveau éditeur), mais un Roi Charmant !

 

Souvenez-vous que toutes vos croyances s’inscrivent dans votre « Site Internet Subliminal » et que les autres peuvent les décoder consciemment et inconsciemment. Vous reniflez à dix kilomètres à la ronde ceux qui ont besoin d’aide et sont des victimes que vous voulez sauver : comment faites-vous ?! Vous lisez dans leur « Site Internet Subliminal » toutes leurs mauvaises croyances et vous identifiez la belle en détresse ou le beau ténébreux qui souffre (et parfois, ils ne sont ni beau, ni belle… ils souffrent, c’est tout !) et vous volez à leur secours. Votre croyance étant qu’il faut aider son prochain, être à son service, se sacrifier pour le bonheur des autres. Vous vous croyez responsable de tous et de tout le monde et vous vous dispersez dans chaque personne que vous rencontrez, prostituant un peu plus votre capital santé et votre propre bonheur. Remplacez donc tout cela par « je ne suis responsable que de moi-même (en dehors des enfants) » et « je ne peux sauver personne, juste moi ». Je ne suis pas responsable de mes clients et je ne peux sauver aucun d’entre eux. En revanche, je leur donne tous les outils que je connais et je leur laisse le choix de détruire leur vie ou de la bonifier : c’est leur choix. Car ma croyance est que chacun a le droit de faire ce qu’il veut de sa vie, dans le respect de soi et des autres.

 

Réalisez-vous que toute votre philosophie de vie, depuis votre plus tendre enfance, repose sur des croyances limitantes ou portantes ? Vos parents sont les premiers à vous les diffuser. Ceux qui ne croient pas en eux ont eu des parents négatifs, voire destructeurs. A l’inverse, ceux qui croient en eux ont eu des parents qui croyaient en eux. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez parfaitement remplacer tout ce négatif par des croyances portantes, en repérant toutes les limitantes (amusez-vous avec un ou une amie à faire l’inventaire de ce que vous croyez de travers !) et en les démontant pour les remplacer par des portantes. Quand mes clients arrivent dans mon bureau, pour la plupart, ils ne croient plus en eux. Je leur montre simplement tout ce qu’ils ont fait de bon et de beau, toutes leurs réalisations, leurs victoires, leurs accomplissements et ils croient à nouveau qu’ils peuvent reprendre le contrôle de leur vie et être heureux. Et les valeurs dans tout cela, me direz-vous ? Eh bien, elles ne changent pas beaucoup : si vous avez grandi avec de belles valeurs, vous les conservez toute votre vie, même si à un moment donné, vous dérapez. Vous vous remettrez sur le droit chemin.

 

Ceux qui sont élevés sans aucun sens des valeurs, comme le respect, l’honnête, la loyauté, le respect de la parole donnée, l’intégrité, c’est parce qu’on leur a inculqué que tu peux tout faire quand tu es en situation de survie. C’est ainsi que les Desperados sont perdants d’avance quand ils tombent sur un Trou noir affectif : c’est comme si vous jouiez à un jeu de société dont vous respectez les règles mais l’autre n’en respecte aucune. Tous les coups sont permis ! Vous êtes perdant d’avance. Parce que pour le Trou noir affectif, la seule règle, c’est sa survie. Mes clients ont souvent les cheveux droits sur la tête quand ils me racontent (ils sont pratiquement tous des Desperados) tout ce que l’autre a fait. Ils ne comprennent pas ce manque de respect à leur égard, les mensonges, les manipulations, les humiliations. Manque de valeurs et situation de survie font très bon ménage pour dépouiller les Desperados asservis ! Mais attention, le Trou noir affectif clame haut et fort qu’il a des valeurs : les siennes ! Qui ne sont absolument pas les vôtres. Quand vous rencontrez quelqu’un, allez vérifier que vous avez les mêmes croyances et les mêmes valeurs, sinon vous allez au clash. Si mentir est impensable pour vous et que l’autre le fait quand ça le sert, combien de temps tiendrez-vous ? Quand l’un est porté sur l’argent et l’autre pas ? Quand l’un a des croyances religieuses et l’autre pas ? Quand l’un croit en lui et l’autre pas ? Validez cet aspect « Croyances/Valeurs » et si vous êtes sur la même longueur d’onde, c’est bon signe.

 

Bref, si vous ne croyez pas en vous, vous crevez à petit feu, de l’intérieur, alors qu’à l’extérieur, vous vous battez tout le temps. C’est épuisant ! Vous vous battez contre vous et contre les autres. Si vous croyez en vous, vous pouvez tout et vous construisez, dans le présent, un futur épanouissant. Que dites-vous de remplacer vos croyances limitantes par des portantes ?

 

Prochaine chronique : l’Identité – 5è niveau logique – Une fois que votre Environnement, vos Comportements, vos Capacités et vos Croyances/Valeurs sont gérés et développés, l’Identité se révèle.

 

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sept 16

Les 6 types d’anxieux: A vous de vous reconnaitre … Et d’agir!

Être anxieux ou angoissé, c’est à la fois une peur de faire face et une impression de se mettre en danger

1) Anxiété chronique

Vous êtes souvent inquiète pour ce qui risque de se produire dans le futur prochain.Tout est pour vous un sujet d’inquiétude
Tension musculaire, irritabilité, palpitations, fatigue, difficulté de concentration ou de mémoire, perturbation du sommeil= Voila vos symptômes

2) Trouble panique

Vous avez des attaques de terreur soudaine qui durent plusieurs minutes, quelquefois davantage, sans toujours des raisons valables
. Ce trouble peut dégénérer en phobies d’évitement (par peur, éviter les endroits où l’on a déjà vécu une attaque de panique ).
Vous ressentez un serrement dans la poitrine, votre rythme cardiaque s’accélère, vous transpirez, vous avez des tremblements, parfois des étourdissements, l’impression de mal est si forte que parfois les gens pensent souffrir d’une crise cardiaque et craignent de mourir.

3) Phobie

Vous avez une peur intense et irrationnelle provoquée par un objet ( araignée, etc.) ou une situation (être en avion ) qui, pour les autres ne présente pas vraiment de danger.
les phobies sont toujours reliées à une même cause . La claustrophobie est la peur des endroits clos tout, ou à peu près, peut devenir objet de .
Cette maladie entraîne un comportement d’évitement.
Vous avez les mêmes symptômes que pour la panique.

4) Phobie sociale

C’est la peur irraisonnée de vous retrouver en groupe ou en public,. Plus qu’une simple , ce type de phobie peut vou rendre incapable de rencontrer de nouvelles personnes et vous mener à l’isolement.

5) Trouble obsessionnel-compulsif (TOC)

Certaines obsessions ( ai-je fermé le gaz, est ce que la porte est bien fermée,.. vous allez vérifier 10 fois de suite par sécurité, vous n’arrêtez pas de vous laver les mains, vous mettez des petits papiers partout)- et vous n’arrivez pas à vous en libérer!
Car vous ne pouvez pas vous empêcher de le faire.

6) Trouble de post-traumatique (TSPT)

Le malaise vous affecte car vous avez vécu un événement violent, soit comme victimes ou observateurs, .Vous avez alorsressenti une terrible peur et un sentiment d’impuissance.
Rassurez vous: dans ce cas, pour 50% des gens, les symptômes disparaissent en deçà de trois mois;
lorsqu’ils persistent plusieurs mois, le problème risque d’être permanent à moins d’être soigné.
Plus l’intervention thérapeutique est rapide après l’événement, meilleures sont les chances d’empêcher l’apparition du TSPT.
Vos symptômes. rêves répétitifs, détachement affectif, notamment,irritabilité, réactions de sursaut exagérées, etc

Les causes de l’anxiété:

a) cause psychologique
Tout est dans votre esprit (les boudhistes diront que c’est le monde de l’illusion): c’est lui qui communique son inquiétude au cerveau, ce dernier envoyant ensuite les signaux nerveux au métabolisme.

b) causes physiologiques
Mais on sait que, chez les personnes souffrant de troubles d’ anxiété, les mécanismes de la réaction physiologique de stress face à un danger fonctionnent anormalement, sur un mode hyperactif.

Ainsi l’anxiété est due à une combinaison de trois facteurs interdépendants : hérédité, biologie et environnement. Comme toujours dans le corps/esprit, la dimension biologique influence la dimension psychique et vice versa.

c) Cause héréditaire

L’anxiété, c’est souvent « de famille », comme on dit, et les enfants de parents anxieux ont plus de chance d’en souffrir.
Cela peut être un comportement appris, influencé par le modèle parental,
Est ce une question de gènes?
Il faudrait plutôt relire Anne Ancelin Schützenberger et son » Aïe, mes aïeux ! « : Liens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d’anniversaire, transmission des traumatismes et pratique du génosociogramme : c’est peut être cela qu’on nomme hérédité!

d) Cause biologique
Le niveau sanguin de certaines hormones (sérotonine, cortisol, catécholamine, etc.) sont généralement anormal chez les gens souffrant de troubles anxieux, tout ce qui peut influencer le système hormonal représente donc un danger.
La grossesse, par exemple, peut être un déclencheur.

e) Cause environnementale
De nombreux facteurs d’ordre social ou relationnel sont déterminants dans l’apparition des troubles

Pour faire face à ces types d’anxiété fort perturbants, on préconise de plus en plus thérapie cognitivo-comportementale , même si ,sur le plan de l’efficacité, par rapport à d’autres formes de psychothérapie, elle n’a pas été démontrée.

la programmation neuro-linguistique, le rebirth , la médecine traditionelle chinoise peuvent être extremement efficaces dan ces cas; Cependant il est plus sage d’abord d’aller consulter un médecin.

À propos de l’auteur :

Marie Favre

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août 31

Traitement des phobies en PNL

Une est une peur  irrationnelle, anormale, incontrôlée, paroxystique, déclenchée par un objet, un animal ou une situation. L’intensité de la peur est sans commune mesure avec l’élément déclenchant. C’est le décalage, la démesure qui est caractéristique de la phobie. On ne parle évidement pas de phobie si le danger est réel. Avoir peur d’un animal dangereux est normal et même protecteur.

Avoir une peur panique des mouches est une phobie.

Par exemple, l’agoraphobie est la peur panique de la foule, peur de se trouver dans un grand magasin, dans un lieu public, entouré par la foule.

On peut citer parmi les phobies: phobies des animaux (souris, serpents, araignées…), phobies de situations (peur des lieux clos tels que les ascenseurs, les tunnels, peur de la hauteur, d’aller sous l’eau, de l’avion…), phobies sociales (peur de parler en public, agoraphobie, peur de rougir…), etc.

Si toutes les phobies posent problème, les phobies les plus handicapantes sont les phobies sociales
La double dissociation.
La double dissociation est une technique PNL qui permet (après contrôle préalable de l’écologie) de traiter une phobie. Cette technique est réservée aux personnes compétentes en psychologie clinique.
La double dissociation s’adresse aux personnes qui se sentent invalidées dans certains domaines à cause d’une phobie ou d’un traumatisme. De ce fait, elles vivent excessivement mal ou évitent certaines situations.

Par exemple:

- Je ne peux pas prendre ma voiture et conduire au delà de 2 kilomètres tranquillement.
- Julie a une phobie des araignées, dès qu’elle en voit une, elle est prise de panique.

On s’intéressera dans un premier temps à:

- La situation présente (EP).
- l’Objectif.

Ensuite, on recherchera la situation à l’origine de cette invalidation. Quelquefois cette origine n’apparaît pas clairement à la conscience de la personne. On utilisera l’ancrage que l’on utilise dans la restructuration d’histoire de vie, c’est à dire, ancrage du sentiment désagréable (Ki-).

La technique va consister ensuite à:

- vérifier l’écologie.
- Ancrer un état de confort.
- De demander à la personne de s’imaginer devant un écran blanc.
- De lui demander de s’imaginer en train de se voir regardant l’écran blanc. (important: elle ne voit pas l’écran). Tout se passe comme si elle était dans un cinéma au balcon et qu’elle se voit en bas en train de regarder l’écran (sans le voir). Tout se passe comme si elle s’était dédoublée.
- Lui demander d’imaginer que le film de la scène traumatique démarre (rappel, elle ne voit pas l’écran)
- Une fois que la personne vous signale que le film est terminé, vous allez lui demander de redescendre et de réintégrer en quelque sorte son corps. (en imagination, tout est possible).
- Et on va lui demander d’établir le contact, soit avec l’enfant, soit avec l’adulte, au moment du traumatisme et de le réconforter.

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août 23

Synchronisation des mouvements en PNL

Si vous faites les mêmes mouvements ou si vous prenez les mêmes attitudes que votre interlocuteur, il va ressentir une sympathie et un accord grandissant pour vous.
La danse en couple est l’exemple le plus parlant de synchronisation des mouvements : même rythme, même fluidité et gestes se  » correspondant  » plus que  » s’imitant « . La ne suppose pas une position dominante mais plutôt un échange. C’est un témoignage non verbal de l’acceptation de l’un par l’autre.
Synchronisation de la parole
La synchronisation verbale relève du même témoignage d’acceptation que la synchronisation des mouvements. Cet accord concerne tout autant le débit de la parole, la force de la voix et sa hauteur (plutôt grave ou plutôt aigüe par exemple) que les formules employées.
Cette capacité à s’accorder est très naturelle : les enfants imitant leurs parents ou les jeunes couples en sont deux familles d’exemples plus que courants !

Techniques de bases.

L’ancrage

Le processus dit d’ancrage est un processus simple et naturel qui consiste à associer un état interne (émotion, ressenti) à un stimulus externe d’au moins un des cinq sens (ouïe, vue, odorat, toucher, goût). Ensuite la simple existence du stimulus suffit à faire revenir présent à l’esprit toute l’expérience, et ceci qu’elle soit bonne ou mauvaise !
L’exemple le plus célèbre d’ancrage est un ancrage olfactif décrit par Marcel PROUST. L’auteur décrit comment tous les souvenirs de son enfance reviennent à son esprit alors qu’il déguste une madeleine comme celles qu’il appréciait étant enfant ! cf. A la recherche du temps perdu
La a modélisé ce mode d’association que notre cerveau connait pour en faire un processus conscient et très rapide.

Le swish.
L’outil du swish est en fait un procédé mis au point pour rompre un enchainement de pensées qui mène à un comportement non désiré. La personne voulant modifier son comportement est invitée à visualiser un élément qui précède l’apparition du comportement, et à basculer (switch) sur une image représentant l’état obtenu avec le comportement souhaité. L’effet est renforcé si on peut associer à l’image un son ou une odeur etc…
On donne l’exemple du fumeur qui veut se défaire de son geste. On lui demandera de voir sa main approchant la cigarette de sa bouche avant qu’elle soit allumée, puis de remplacer l’image de cette main par une image créée par son esprit qui le représente non fumeur (en bonne , ou avec du souffle ou encore sentant la nature…).
Le recadrage.
Le concept du recadrage existait avant la PNL avec notamment les thérapeutes qui ont servi de modèles : Virginia Satir, Fritz Perls et Milton Erickson. Le recadrage est une occasion présentée par le thérapeute de « considérer un autre point de vue » et par là même de donner un autre sens à l’expérience vécue. Le sens de l’expérience étant changé, les réactions seront modifiées tant du point de vue des pensées que de celui du comportement. Le recadrage peut porter sur les présupposés, sur le contexte, ou sur les valeurs.
Le roman « Alice au pays des merveilles » est un enchainement de recadrages de chaque type.
Le recadrage en six étapes.
Le recadrage en six étapes ou en six pas est un protocole utilisé pour aider une personne à trouver au fond d’elle-même une solution lorsqu’elle « balance » entre deux attitudes ou deux comportements apparemment inconciliables. La démarche consiste d’abord à la faire prendre conscience de l’intention positive sous-jacente à chacune des options. Ensuite on l’amène à imaginer ou à créer une solution qui la satisfasse pleinement. Une dernière étape consiste à vérifier avec la personne que la solution envisagée est compatible avec ses choix personnels et ses valeurs.
La négociation des parties.
Le processus de négociation des parties est comparable au recadrage en six pas avec notamment les différences suivantes :
* la personne concernée n’est pas hésitante mais plutôt « déchirée »,
* il peut y avoir plusieurs choix bien différents.
Le succès de ce protocole repose en premier lieu sur la capacité à reconnaître la fonction positive de chacune des « parties » et à établir une sorte de dialogue entre chacune.
Le modèle de la négociation des parties est similaire à certaines des pratiques de thérapie familiale.

La double dissociation.

La technique de la double dissociation a été très pratiquée par Richard Bandler et est décrite dans son livre « Un cerveau pour changer ». Elle concerne des personnes souhaitant se défaire d’un ressenti très « négatif » à propos d’une situation réellement vécue, par exemple une . La personne est invitée à revivre son traumatisme, en général à l’envers, en étant spectatrice d’elle même.
Richard Bandler conduit son patient à imaginer un film dont il serait l’acteur, le spectateur et le projectionniste.
Résumé.
La PNL fait partie des nouvelles approches de la psychologie du quotidien, elle est utilisée aussi bien pour le développement personnel que pour la dynamique de groupe en entreprise ou pour le traitement des affections mentales. Elle se trouve ainsi au même niveau d’aspirations qu’un très grand nombre d’autres méthodes nées à la fin du XXe siècle, dont elle se détache cependant par son succès, lié à sa simplicité et aux promesses faites.

 

 

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